10 choses à savoir lundi

Publié le 14/08/2017 à 08:10

10 choses à savoir lundi

Publié le 14/08/2017 à 08:10

Par Alain McKenna et François Remy

Point 1: vivre à quelques pas d'un IKEA? Pourquoi pas... (Photo: BIG)

Bon lundi 14 août! Voici 10 informations qui méritent votre attention ce matin.

1- Vivre dans un IKEA sera bientôt le fin du fin du logement urbain. À Copenhague, en tout cas, ce le sera dès 2019, alors que la firme d’architecture danoise BIG compte construire deux élégantes tours résidentielles aux balcons irréguliers rappelant les pointes d’un cactus (c’est d’ailleurs leur nom) directement aux côtés d’un entrepôt de la chaîne de meubles suédoise. Ce dernier ouvrira au même moment, et a été conçu exprès pour accueillir une clientèle urbaine de proximité ne possédant pas de voiture. Selon le magazine DeZeen, ce magasin IKEA sera doté de bornes de chargement pour vélos électriques, et aura un terrain de soccer sur le toit en guise de toit vert. Ce terrain se prolongera vers les deux tours, créant ainsi un long portique en façade du magasin qui incitera sans doute les quelque 500 résidents de ces tours à aller y faire leurs emplettes à pied. Alors, à quand des tours RONA à Montréal?

2- Votre robot-conseiller est probablement en conflit d’intérêt. L’émergence de ces systèmes de placement automatisés est née d’un besoin de remplacer des conseillers traditionnels ayant une vue incomplète, parfois même biaisée, du portrait boursier. Or, ces services robotisés ne sont peut-être pas aussi impartiaux qu’on le soupçonnait : les fonds de placement qui paient déjà les institutions bancaires pour privilégier leurs propres produits pourraient aussi être avantagées par les programmes robotisés de ces mêmes institutions, observe Bloomberg. Par exemple, en mai dernier, l’institution américaine Morgan Stanley a laissé tomber les fonds négociés en Bourse de Vanguard, reconnue pour ne pas faire de cadeaux aux gestionnaires recommandant ses FNB, au profit de ceux de BlackRock, notamment, qui les paie, elle. Au total, Morgan Stanley fait affaires avec 120 fonds qui paient la banque pour faire partie de son offre, afin de lancer sous peu un service de robot-conseiller qui aura recours à ces fonds. Et voici l’avertissement que Morgan Stanley fait publiquement : «c’est un conflit d’intérêt dans la mesure où ces familles de fonds investissent des ressources financières et humaines significatives à des fins de promotion et d’éducation.» Bon à savoir…

3- Voici comment Facebook a tué Snap. Les résultats dévoilés par la société derrière le réseau social Snapchat la semaine dernière sont sans équivoque : ça va mal. Tant la croissance du nombre d’utilisateur que celle des revenus ont raté la cible, décevant évidemment les analystes et investisseurs. La raison est simple, et a un nom bien connu : Facebook. Le géant californien n’hésite pas à copier allègrement les fonctions de Snapchat et à les introduire à ses propres applications. L’effet sur l’utilisation de Snapchat par les internautes est d’ailleurs évident, quand on regarde la courbe d’adoption de ce dernier, comme l’ont observé plus d’un observateur sur Twitter ces derniers jours, ce qui a mené Inc à annoncer la mort de Snap comme un fait pratiquement accompli.

 

 

4- La preuve qu'Instagram n’a rien inventé: on prenait déjà des selfies en… 1895. À l’époque, l’inventeur James B. Shaw avait créé une technique appelée multigraphe permettant de capturer le portrait d’un sujet sous cinq angles différents. Le procédé est plutôt simple : il suffit de placer le sujet entre deux miroirs en angle, produisant ainsi quatre reflets, tout ça devant une caméra qui n’avait qu’à croquer le résultat. Selon ce que rapporte France 24, cette technique a même connu le même essor viral que les égoportraits modernes, puisque les studios de photo d’Amérique et d’Europe ont graduellement adopté le multigraphe, qui a connu son heure de gloire dans les années 1920, avant de pratiquement disparaître autour de 1950.

1895

5- Ces briquettes d’excréments humains pourraient alimenter votre barbecue. Au Kenya, elles permettent aussi de chauffer des maisons entières! «Elles sont sans odeur, elles brûlent complètement et elles permettent même de faire une excellente cuisine», explique Grace Waka, un vendeur de ces fameuses briquettes, à Reuters. Développé conjointement avec l’ONU et des OSBL européens, le projet fait d’une pierre deux coups en améliorant le niveau de salubrité de régions pauvres et en créant un matériau chauffant bon marché. L’usine d’épuration de la ville de Nakuru filtre l’eau des égouts, assèche le résidu qu’elle carbonise ensuite à 300 degrés Celsius, après y avoir ajouté de la sciure de bois. Les briquettes sphériques ainsi produits sont ensuite vendues au kilo. À Nakuru, une maison sur quatre n’est pas connectée aux égouts, et les gens ont l’habitude de jeter leurs déchets dans la rivière ou le caniveau. Après un peu de résistance des résidents, il semble que ces briquettes soient devenues très populaires.


6- Un lundi matin qui risque de faire oublier la semaine dernière, en Bourse aujourd’hui. Les investisseurs semblent oublier momentanément Trump et la Corée du Nord, et le Japon éclipsant la Chine dans l’actualité économique. Dans notre revue boursière complète, on vous parle également de Prometic, Neptune et Fiera.

7- Cet habit de travail réduit l’effort physique de 60 pourcent. Imaginez pouvoir soulever une caisse de 20 kilos à partir du sol à plusieurs reprises, sans aucun effort, puis sauter et tournoyer avec cette charge dans les mains sans crainte de tomber. Ça peut sembler amusant, ou même relativement facile. Après tout 20 kilos (50 livres), ce n’est pas une tonne… Mais c’est le genre de charge que soulèvent régulièrement les employés d’entrepôts ou de centres de service et qui finit par affecter le dos, les jambes ou même les épaules. C’est pourquoi la société californienne SuitX, créée par des ingénieurs issus de l’Université Berkeley, ont conçu l’exosquelette MAX (pour «Modular Agile Exoskeleton»). L’appareil est composé de trois modules mécanisés pour les jambes, le dos et les épaules, et permet de réduire la charge jusqu’à 60 pourcent, selon le fabricant. Résultat: moins de blessures au travail, et moins de coûts pour les entreprises. SuitX estime à 15 milliards $US le coût annuel des blessures liées à ce type de manœuvres. Ce n’est donc pas négligeable…


8- Prenez une sabbatique, c’est bon pour… votre employeur. Voilà qui donne un peu plus de poids à l’adage voulant que personne n’est indispensable à son entreprise… Car contrairement à ce qu’on pourrait croire, les organisations qui offrent davantage de congés à leurs employés s’en tireraient mieux que les autres. C’est la conclusion à laquelle en arrive la Harvard Business Review, après avoir analysé la recherche sur le sujet. La raison? Des congés prolongés permettent aux entreprises d’améliorer leur structure organisationnelle, et de confier des rôles temporaires plus importants à la future relève, un moyen simple et efficace de créer du leadership à l’interne. Et la bonne nouvelle, c’est que les employeurs le réalisent de plus en plus. Ainsi, aux États-Unis, on observe une hausse soutenue du nombre d’entreprises proposant des congés sabbatiques (payés ou non). Remarquez, il reste du chemin à faire : elles ne représentent que 17 % de l’ensemble du secteur du travail…

9- À ce rythme, les hommes occidentaux ne pourront plus se reproduire dès 2060. Une étude publiée il y a quelques semaines indiquait que le taux de fertilité des hommes des pays d’Europe et d’Amérique du Nord a baissé de 50 à 60 % entre 1973 et 2011. En revanche, le phénomène ne semblait pas affecter les hommes d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Mais ce n’est pas tout. Reprenant les méthodes de cette étude, le World Economic Forum prévient que «si les données sur la numération des spermatozoïdes sont extrapolées jusqu’à leur conclusion logique, ces hommes auront peu ou aucune capacité de reproduction à partir de 2060». C’est un problème grave, étant donné que la cause de ce phénomène demeure incertaine. Certains polluants ayant un effet sur l’embryon mâle seraient en cause, mais il faudra encore plusieurs années de recherche avant de trouver une solution.

10- Remplacer des affiches publicitaires par ces panneaux végétaux réglerait les problèmes de smog. La start-up Green City Solution a conçu le panneau CityTrees afin de résoudre le dilemme des espaces verts urbains. Car planter des arbres, c’est bien, mais ça prend de la place… Chaque panneau de 4 mètres carrés est composé de mousse et de lichen, ce qui lui permet d’absorber autant de particules fines, de dioxyde de carbone et d’autres gaz polluants que 275 arbres. Grâce à une connexion à Internet, l’appareil peut signaler son état de santé aux autorités, ce qui réduit du coup son entretien. Chaque panneau CityTrees est alimenté par la pluie et le soleil, et à un coût de 25 000 $ pièce, pourrait éliminer l’équivalent de 240 tonnes de gaz carbonique de l’air ambiant par année.



Sources: Bloomberg, DeZeen, France 24, Inc, Harvard Business Review, Les Affaires, Reuters, WEForum, Youtube.

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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.

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