Port de Québec: défis financiers à l'horizon

Publié le 13/06/2011 à 17:10, mis à jour le 14/06/2011 à 10:18

Port de Québec: défis financiers à l'horizon

Publié le 13/06/2011 à 17:10, mis à jour le 14/06/2011 à 10:18

«Le statu quo n’est pas une option», a plaidé Mario Girard, le nouveau pdg de l’administration portuaire de Québec. [Photo: Valérie Lesage]

L’administration portuaire de Québec (APQ) a annoncé des résultats en hausse pour 2010, tout en faisant état du besoin «impératif» de remettre à niveau des infrastructures vieillissantes et d’accroître son potentiel de croissance.

Le Port de Québec a enregistré une hausse de 11% du volume de marchandises manutentionnées en 2010, pour atteindre 24,5 millions de tonnes. Au chapitre des croisières internationales, une quatrième année record consécutive a permis de passer le cap des 100 000 passagers.

L’activité de 2010 de l’APQ s’est soldée par un bénéfice net de 1,2 million $, par rapport à 3,5 millions $ en 2009. Les produits d’exploitation ont généré une augmentation de 15% ( à 24,9 millions $), mais la baisse du bénéfice net s’explique par des investissements plus importants dans la remise à niveau des infrastructures.

Le nouveau pdg Mario Girard a d’ailleurs longuement insisté sur la nécessité d’investir massivement au cours des prochaines années. Le Port de Québec est le plus vieux des ports canadiens, il fait donc face à d’importants défis à ce chapitre.

«Le statu quo n’est pas une option», a plaidé M. Girard.

Depuis son arrivée en poste il y a cinq mois, il a procédé à une évaluation exhaustive des besoins de l’organisation. Il a évalué à 150 millions $ les travaux liés à la mise à niveau des infrastructures actuelles.

D’autre part, il a présenté quatre projets d’une valeur de 250 millions $ pour générer de nouveaux revenus et assurer l’avenir du Port de Québec, spécialisé dans le vrac liquide et solide et les produits céréaliers. Ces projets prévoient notamment la construction d’un quai, le réaménagement des aires d’entreposage et la construction d’un hangar dédié à l’entreposage de produits agricoles. L’idée d’un hôtel à la tête du Bassin Louise fait aussi son chemin.

M. Girard, qui entend être créatif avec les partenaires privés du Port de Québec, a noté qu’il n’existe malheureusement pas de programme fédéral à l’heure actuelle pour financer le renouvellement des infrastructures portuaires et cela, au moment où les ports américains investissent massivement dans leurs équipements et leur développement.

Le pdg du Port de Québec espère à tout le moins des modifications à la Loi maritime afin d’assouplir les règles qui rendent très complexe le financement de projets de développement dans les ports. À titre d’exemple, aucun actif ne peut être offert en garantie aux prêteurs.

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