Québec: le glissement du PIB n'inquiète guère

Publié le 23/04/2012 à 16:05, mis à jour le 23/04/2012 à 16:12

Québec: le glissement du PIB n'inquiète guère

Publié le 23/04/2012 à 16:05, mis à jour le 23/04/2012 à 16:12

Photo: Bloomberg

L’affaiblissement de l’économie du Québec en janvier n’inquiète en rien les économistes de Desjardins et de la Banque nationale.

Ce matin, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) révélait que le produit intérieur brut (PIB) de la province avait diminué de 0,1 % en janvier, comparativement à une hausse de 0,7% en décembre.

Les gains observés dans les industries productrices de services (+ 0,1 %) ont été effacés par les pertes réalisées dans les industries productrices de biens (– 0,4 %), en particulier dans la production manufacturière (-0,9%) et la construction (0,6%), surtout résidentielle (-2%).

Qu’à cela ne tienne. Selon l’économiste Marc Pinsonneault, de la Banque nationale, ce repli de l’activité en janvier n’instaurera pas de tendance baissière, insistant sur le fait que les mises en chantier de logements et les ventes de maisons existantes ont rebondi en février et mars dernier. Il en va de même des ventes manufacturières en février et de l’Indice de confiance des PME québécoise en janvier.

Un cycle ralenti... et fragile

Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins, soutient que l’élan de décembre sera suffisant pour assurer un premier trimestre positif. Si les mois de février et mars demeurent stables, écrit-il, la progression du Québec pour cette période atteindrait déjà 1,7% à un rythme annualisé. D’autant plus, ajoute l’économiste de Desjardins, que «le mois de février s’annonce pour l’instant particulièrement favorable» avec des ventes manufacturières qui se sont accrues de 2,7%.

Cela dit, la Banque nationale table par contre sur la poursuite «d’une modeste croissance du PIB réel». La diminution des investissements en administrations publiques et la croissance économique modérée des États-Unis servent d’appuis à une prévision de croissance que la Nationale établit à 1,4%.

L’économiste de Desjardins conclue son analyse en écrivant que le Québec semble traverser la période actuelle de turbulences mondiales sans perdre l’équilibre. Par contre, insiste-t-elle, son cycle d’expansion demeure «ralenti et (…) encore fragile»

 

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