GES: les secteurs «gourmands» devront faire l'effort, dit Legault

Publié le 26/09/2022 à 07:50

GES: les secteurs «gourmands» devront faire l'effort, dit Legault

Publié le 26/09/2022 à 07:50

Par La Presse Canadienne

Le chef caquiste François Legault se trouvait à L'Assomption dimanche avant Tout le monde en parle. (Photo: La Presse Canadienne)

L’Assomption — Les industries de l’acier et de l’aluminium devront faire un effort supplémentaire dans la réduction des gaz à effet de serre (GES) au Québec d’ici à 2030, a laissé entendre dimanche le chef caquiste François Legault.

«Je veux qu’on aille plus vite» dans la réduction des émissions de GES industrielles, a-t-il dit en conférence de presse à L’Assomption.

Interrogé sur les mesures manquantes dans son plan de réduction des gaz à effet de serre, il a alors qualifié ces secteurs de «gourmands». 

Les transports et l’industrie sont les principaux émetteurs de GES au Québec.

Depuis le début de la campagne électorale, le chef caquiste s’emploie à discréditer les plans de réduction de GES de ses adversaires, mais son plan de réduire les GES de 37,5% par rapport au niveau de 1990 pour 2030 comporte lui-même des failles: il manque en fait plus de la moitié des mesures pour y arriver. 

Appelé à préciser quelles seront les mesures supplémentaires qui devront être ajoutées à son plan, M. Legault a évoqué deux exemples.

«On discute avec de grandes entreprises au Québec pour fabriquer de l’aluminium vert et de l’acier vert», a-t-il affirmé — c’est-à-dire avec des procédés qui émettent peu ou pas de GES. 

 «(Ces secteurs) sont gourmands sur l’aide (financière demandée à Québec) et sur les quantités d’électricité demandées», a poursuivi le chef caquiste. Il a ensuite fait allusion aux exigences et conditions qu’il fixerait.

«Il faut être capable, selon l’évolution des technologies, d’aller vers les projets les plus efficaces pour réduire les GES.»

Le Québec émettait 84,3 mégatonnes de GES en 2019 et doit arriver à 53,6 mégatonnes en 2030.

Le plan caquiste n’inclut que 42% des mesures pour arriver à son objectif de 2030. Concrètement, il cible une baisse totale de 29 mégatonnes, mais prévoit des mesures pour seulement 12 mégatonnes. 

De ces 29 mégatonnes, la part de réduction des entreprises du Québec est estimée à 15 mégatonnes. 

Si elles n’y arrivent pas, elles ne pourront pas acheter des droits d’émission de GES au Québec, puisqu’ils sont plafonnés à un nombre limité. 

Les entreprises devront donc se tourner vers le partenaire du Québec dans la «bourse du carbone», l’État de Californie, qui leur en vendra à gros prix. 

Selon une projection validée par le professeur Pierre-Olivier Pineau des HEC Montréal, en fonction d’un prix plafond estimé à plus de 150 $ la tonne, il en coûterait ainsi pas moins de 16,2 milliards de dollars sur 10 ans aux entreprises d’ici. Au prix plancher, la facture s’élèverait quand même à 4,3 G$.

Sur le même sujet

Responsabilités confiées par Legault aux élus de la CAQ: les hommes d'abord

Ces diverses nominations sont souvent le prix de consolation offert aux députés qui n'ont pas eu un ministère.

QS prêtera serment au roi pour déposer un projet de loi abolissant l'obligation

Mis à jour le 03/11/2022 | La Presse Canadienne

Dès la rentrée au Salon Bleu, le parti déposera un nouveau projet de loi afin de rendre ce serment facultatif.

À la une

Myni, grande gagnante du Défi jeunes pousses en croissance Banque Scotia

Mis à jour le 02/12/2022 | Elsa Vecchi

Elle s’est démarquée lors d’un concours de pitch sur le thème de la «Vallée de la mort».

Défi jeunes pousses en croissance: Uni et Brave remporte le prix Coup de coeur du public

16/11/2022 | Elsa Vecchi

Vous avez été nombreux à voter pour son pitch d'entreprise.

COP15: protéger l'environnement, c’est payant

02/12/2022 | François Normand

ANALYSE. La nature nous procure quatre services essentiels: l'approvisionnement, la régulation, le soutien, la culture.