Terminal de Contrecoeur: la mise en service reportée en 2026

Publié le 23/11/2021 à 16:22

Terminal de Contrecoeur: la mise en service reportée en 2026

Publié le 23/11/2021 à 16:22

Par François Normand

Une image montrant le futur terminal à conteneurs à Contrecoeur, au nord-est de Montréal. (Image: APM)

L’Administration portuaire de Montréal (APM) a récemment reporté à 2026 la mise en service de son futur terminal à conteneurs à Contrecoeur, qui sera situé au nord-est de la métropole sur les rives du Saint-Laurent.

Le Port de Montréal et ses partenaires privés souhaitent y aménager un nouveau terminal à la fine pointe de la technologie, et ce, afin de manutentionner à terme 1,15 million de conteneurs (EVP ou équivalent vingt pieds).

La capacité maximale du port s’élève actuellement à 2,1 millions (EVP). Le projet à Contrecoeur est une expansion de ses activités qui deviendront bientôt saturées sur l’île de Montréal.

À l’origine, la mise en service était prévue en 2024. L’APM l’avait ensuite reportée en 2025, pour enfin la fixer à 2026.

«L’échéancier d’un projet de cette ampleur évolue toujours, mais l’essentiel pour nous c’est que nous allons amorcer un important jalon avec le début du processus d’approvisionnement que nous allons annoncer au cours des prochains jours », indique dans un courriel la directrice des communications de l'APM, Renée Larouche.

 

Le port de Montréal permet de commercer avec l'Europe et des marchés en Asie, via la Méditerranée et le canal de Suez. (Photo: courtoisie)

Elle explique que la décision de reporter la mise en service en 2026 – d’abord rapportée dans des médias locaux et spécialisés – a été prise pour deux raisons.

D’une part, parce que la stratégie d’approvisionnement a évolué en cours de route, ce qui permet à l’organisme «d’identifier le consortium offrant les meilleures conditions, notamment pour l’opération de notre important projet».

En septembre, le Port de Montréal a d’ailleurs lancé son appel d’offres international pour construire le terminal.

D’autre part, parce que la pandémie de COVID-19 a ralenti certaines activités de services professionnels des fournisseurs de l’APM.

«Nous avons fait bon usage de ce temps-là pour préciser nos attentes en matière de technologies pour un Port plus vert», fait remarquer Renée Larouche.

 

Un projet critiqué sur le plan environnemental

Ce projet est toutefois loin de faire l’unanimité.

Par exemple, la Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec), le critique parce que le futur terminal se trouve en partie dans l’habitat essentiel d’une espèce marine endémique (vivant dans une zone limitée) et en voie de disparition, le chevalier cuivré.

Les futures installations seront situées dans une zone industrielle, la réserve foncière de Contrecœur, que l’ARM a acquise il y a plus de 30 ans.

Selon l’organisme, cette zone fait partie «d’une planification rigoureuse et concertée afin de soutenir le développement de la chaîne logistique du Québec et de l’est du Canada».

 

 

 

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