L’art de synchroniser les feux de circulation

Publié le 10/12/2015 à 08:00

L’art de synchroniser les feux de circulation

Publié le 10/12/2015 à 08:00

[Photo : Shutterstock]

La congestion est aussi importante dans les rues de Montréal que sur les autoroutes qui y mènent. Le trafic est régulé principalement par des feux de circulation, un enjeu trop important pour être laissé au hasard.


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C’est pourquoi la Ville de Montréal a mis sur pied, en septembre 2014, le Centre de gestion de la mobilité urbaine (CGMU), un bureau permanent qui voit, entre autres, à assurer la fluidité de la circulation. Son objectif : « Mettre sur pied un système parmi les plus modernes du monde », indique Daniel Beaulieu, ingénieur et chargé de projet à la Ville.


« Les ingénieurs du CGMU établissent des plans de feux, c’est-à-dire une synchronisation entre plusieurs feux de circulation d’un même secteur. Ces plans sont conçus pour garantir une fluidité optimale de la circulation et peuvent être engagés à distance pour répondre à diverses situations », explique-t-il.


Il signale que « plusieurs rues et secteurs sont truffés de capteurs qui relèvent la circulation en temps réel afin de permettre aux feux de circulation de s’adapter automatiquement à l’achalandage ». Ces plans de feux tiennent également compte de la présence des piétons et des vélos.


« Il y a des centaines de plans de feux, pour toutes les situations, y compris les travaux routiers », précise-t-il.


« Pour établir les plans de feux, nous travaillons avec des logiciels puissants qui simulent la circulation routière et avec des paramètres très avancés, comme le temps de réaction des conducteurs lorsque la lumière passe du vert au rouge », ajoute M. Beaulieu.


Surfer sur une vague de feux verts


Si certains ont l’impression que les lumières sont mal synchronisées, c’est « parce qu’ils roulent trop rapidement ou trop lentement », souligne l’ingénieur.


« Nos plans sont conçus en fonction de la limite de vitesse. Si vous roulez à la bonne vitesse [50 km/h sur les principales voies urbaines], vous surferez sur la vague et les feux verts se dérouleront devant vous. En allant trop vite, vous ne faites que vous diriger vers une lumière rouge. Nous voyons le trafic comme des blocs se déplaçant à une vitesse prédéterminée en fonction de la limite, mais aussi du moment de la journée. »


L’ingénieur révèle qu’un constructeur de véhicules de luxe a déjà voulu collaborer avec la Ville par le passé, afin que le conducteur voie s’afficher en temps réel la vitesse qu’il devait maintenir pour attraper le prochain feu vert. Le projet ne s’est pas concrétisé. « Faire communiquer des voitures avec nos systèmes pourrait être dangereux et peu sécuritaire. »


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