L'usine de Bombadier à La Pocatière sera touchée par les coupes

Publié le 12/11/2018 à 16:55

L'usine de Bombadier à La Pocatière sera touchée par les coupes

Publié le 12/11/2018 à 16:55

Par La Presse Canadienne

Le nouveau contrat de 468 millions $ pour 153 nouvelles voitures Azur destinées au métro de Montréal n'empêchera pas le couperet de tomber à l'usine de Bombardier située à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.


D'ici la fin février, c'est environ 100 travailleurs qui devraient être affectés par des mises à pied, ce qui est néanmoins inférieur au chiffre de 250 évoqué en août dernier alors que le carnet de commandes était mince.


Au terme de ce processus, le site de La Pocatièr, dont l'avenir était incertain en l'absence de nouveaux contrats, devrait compter environ 500 salariés.


Le contrat, qui comprend un seuil minimal de contenu local de 60%, octroyé au consortium formé par Bombardier et Alstom prévoit la livraison, à compter du printemps 2020, de 17 rames de neuf voitures visant à remplacer les voitures de métro MR-73.


Environ 170 employés l'entreprise québécoise seront affectés à cette commande, contre 70 salariés du côté des installations du géant français situées à Sorel-Tracy. La part de Bombardier est évaluée à 281 millions $ CAN et celle d'Alstom à 167 millions $ CAN.


À Montréal, le vice-président aux relations externes de la compagnie, Olivier Marcil, a réfuté les critiques selon lesquelles l'usine de La Pocatière dépendait uniquement des contrats publics afin de poursuivre ses activités.


« Les contrats de trains, c’est assez rare que cela vienne du secteur privé, a-t-il fait remarquer, en marge d’une rencontre entourant les 2500 licenciements annoncés chez Bombardier la semaine dernière. Normalement, cela vient des contrats publics, c’est comme cela partout à travers le monde. »


De plus, a ajouté M. Marcil, la plupart des ententes sont accompagnées de seuils élevés en matière de contenu local, une allusion à une diminution de ces exigences observée au Québec ainsi qu’au Canada.


Dans des appels d’offres pour la construction du Réseau express métropolitain, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) n’avait exigé aucun seuil minimal de contenu local. La multinationale québécoise a été coiffée par un consortium formé par Alstom et SNC-Lavalin pour la fourniture de matériel roulant.


Également, VIA Rail n’exige pas de seuil minimum de contenu local dans le cadre du renouvellement de son parc de locomotives et de wagons pour le corridor ferroviaire entre Québec et Windsor, en Ontario.


« Aux États-Unis, le président (Donald) Trump demande maintenant 70 % de contenu local », a dit M. Marcil.


En ce qui a trait au contrat des voitures Azur, la majeure partie de la fabrication et la totalité de l’assemblage final de ces véhicules additionnels se feront à l’usine de La Pocatière. Tout comme dans la première phase du projet, Alstom fournira les bogies et les moteurs, ainsi que les systèmes de contrôle de train, de communication, d’information passagers et de vidéosurveillance.


Même s’il y aura des mises à pied, le nouveau président du syndicat des employés de Bombardier à La Pocatière, Claude Michaud, a accueilli favorablement la nouvelle.


« On en parlait avant les vacances d’été et on a attendu longtemps, a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique. Mais c’est un beau cadeau de Noël. Cela était attendu depuis longtemps. »


Depuis le printemps, Bombardier avait été en mesure de limiter les impacts sur sa main-d'oeuvre puisque l’usine de La Pocatière contribue à des contrats pour les villes d’Edmonton et Toronto. Ces travailleurs modernisent également 17 voitures de train appartenant


à VIA Rail.


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