Prête-noms : Axor, SNC-Lavalin, BPR et CIMA+ pointés du doigt

Publié le 14/09/2010 à 06:37

Prête-noms : Axor, SNC-Lavalin, BPR et CIMA+ pointés du doigt

Publié le 14/09/2010 à 06:37

Par La Presse Canadienne

Photo : Lesaffaires.com

Le quatrième parti d’opposition Québec solidaire a remis un dossier à la Sûreté du Québec qui démontrerait que les firmes de génie-conseil Axor, SNC-Lavalin, BPR et CIMA+ ont utilisé un système de prête-noms pour financer les partis politiques (principalement le parti libéral), ce qui entre en contravention avec la loi électorale.

Ses deux porte-parole, Françoise David et le député Amir Khadir, ont passé entre 30 et 40 minutes avec deux représentants de l'escouade Marteau, dans les bureaux de la Sûreté du Québec à Montréal.

Québec solidaire avait déjà dévoilé l'existence d'un système de prête-noms dans des entreprises de génie-conseil pour faire des dons à des partis politiques, pour l'essentiel au Parti libéral du Québec.

À la suite d'une enquête du Directeur général des élections, l'entreprise Axor avait reconnu sa culpabilité à 40 infractions à la loi électorale, en août dernier. En 2006, 2007 et 2008, la firme de génie-conseil avait versé 152 500 $ en contributions à des partis politiques, dont 113 500 $ au parti libéral.

Axor a dû verser 87 000 $ d'amendes. Les partis politiques ont remboursé les sommes reçues illégalement.

M. Khadir a précisé que le dossier remis lundi à la SQ est plus étoffé, qu'il contient maintenant plus de noms de donateurs et une somme d'argent plus élevée. « Nous avons fouillé davantage et on établit maintenant à 394 000 $ les contributions pour la seule année 2008 de ces quatre firmes. » Le député a cité Axor, SNC-Lavalin, BPR et CIMA+.

Lorsque le DGE avait enquêté dans le cas de ces trois autres firmes, les employés visés avaient affirmé que leurs contributions provenaient de leurs propres revenus et qu'ils n'avaient pas reçu d'argent en échange de la part de leur employeur.

« Lorsque les membres des trois autres autres firmes disent 'c'est de notre propre poche qu'on a contribué', malgré les évidences et le faisceau d'informations qui permettent de croire qu'il y a un système de prête-noms, la Direction générale des élections ne va pas plus loin. Alors, nous demandons à la Sûreté du Québec de mener une véritable enquête de nature criminelle, avec tous les moyens qu'elle a à sa disposition pour établir les faits », a plaidé M. Khadir.

Québec solidaire espère donc que la remise de son dossier plus étoffé à l'escouade Marteau poussera les choses un peu plus loin.

« On leur a remis notre dossier, qu'ils ont reçu avec intérêt, disant qu'ils étaient en train de travailler très fort, en fait, sur toutes les questions de financement des partis politiques. Ils ont semblé prendre notre dossier extrêmement au sérieux, disant qu'il y avait là matière et qu'ils allaient donc enquêter de façon sérieuse", a résumé Mme David, après la rencontre.

 

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