Trois raisons pour lesquelles la Banque du Canada pourrait baisser ses taux

Publié le 13/01/2016 à 11:26

Trois raisons pour lesquelles la Banque du Canada pourrait baisser ses taux

Publié le 13/01/2016 à 11:26

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz. (Photo: Bloomberg)

Trois éléments rendent l'hypothèse d'une baisse des taux de la Banque du Canada, lors de l'annonce du 20 janvier prochain, plausible, selon Jimmy Jean, économiste principal chez Desjardins.

En premier lieu, les données économiques mensuelles les plus récentes, comme par exemple les chiffres sur le commerce international, la fabrication, les ventes de gros, l'indice des prix à la consommation et le PIB réel, sont en deçà des attentes du consensus.

De plus, on note que les estimations de la balance commerciale et de l'emploi en janvier ont eu beau être en haut des attentes du consensus, les détails contenus dans ces rapports «se sont faits peu rassurants», selon la note publiée par Desjardins études économiques.

«Par exemple, l'augmentation de 22 800 emplois en décembre était fortement attribuable à la catégorie très volatile des travailleurs autonomes. De surcroît, les emplois créés ont été concentrés en Ontario et au Québec, alors que la majeure partie des autres provinces ont connu des baisses», indique Jimmy Jean.

Certains signaux prospectifs préoccupants constituent un deuxième signal pouvant annoncer une baisse du taux directeur par la Banque du Canada. Selon Desjardins, l'enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada, publiée plus tôt en janvier 2016, cause des inquiétudes quant aux intentions d'embauche. 

«Dans ce dernier cas, cela signifie que les capacités excédentaires sur le marché du travail pourraient continuer d'augmenter, mettant davantage de pression baissière sur la mesure intégrée de l'écart de production utilisée par la Banque du Canada», écrit Jimmy Jean.

Le troisième facteur poussant vers une baisse du taux directeur est la chute des prix du pétrole. Rappelons que c'est exactement ce facteur qui avait poussé, l'an dernier, la Banque du Canada a effectuer une baisse surprise de ses taux.

«Considérant qu'elle a réduit ses taux par surprise il y a environ un an en réaction à la tendance du pétrole brut, il est raisonnable de supposer que le pétrole fait partie de la fonction de réaction», note Jimmy Jean. 

Toutefois, la Banque du Canada peut profiter de la baisse du dollar canadien par rapport au billet vert, rappelle Desjardins, pour attendre encore un peu, et ce, bien que la baisse du huard se soit faite attendre. 

«La suite des choses déterminera si ce facteur constitue l'ultime élan favorisant un redressement marqué des exportations nettes, écrit Jimmy Jean. Pour l'instant, la Banque du Canada peut se permettre encore de patienter pour évaluer la situation, d'autant plus que le gouvernement fédéral devrait détailler ses propres initiatives de soutien ce printemps.»

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