Redevances minières : un régime favorable aux minières, martèle le PQ

Publié le 31/07/2012 à 14:11

Redevances minières : un régime favorable aux minières, martèle le PQ

Publié le 31/07/2012 à 14:11

Par Mathieu Lavallée

[Photo : Bloomberg]

Le Parti québécois n’est pas surpris de l’étude publiée ce mardi par Secor-KPMG qui appuie le régime de redevances minières actuel du Québec. « C’est une étude financée en partie par les minières, et il s’agit d’un régime qui leur est favorable », a affirmé Martine Ouellet, porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines, en marge du dévoilement de la recherche.

Pourtant, le régime mis de l’avant par le PQ est viable selon les données présentées dans l’étude, plaide cette dernière. « Notre proposition est basée sur un coût de production de 30 $ US par tonne de fer, alors que toutes les hypothèses présentées par Secor tiennent compte d’un coût de production plus élevé de 53 $ US par tonne ».

Le parti dirigé par Pauline Marois suggère un modèle de redevances hybrides, calqué sur celui de l’Australie, prélevant 5 % de la valeur brute du minerai de fer et 30 % des bénéfices dépassant une marge de profit de 8 %.

Les hypothèses retenues par Secor-KPMG suggèrent aussi un prix de vente à la tonne plus faible pour le fer (75, 100 et 140 $ la tonne) que celui constaté ces derniers mois, insiste Mme Ouellet.

« Nous pourrions obtenir plus pour un minerai qui nous appartient tout en conservant des profits pour les minières », a-t-elle souligné.

Des chiffres précis dans un débat politisé

Pour Arcelor Mittal, qui exploite deux mines de fer dans le nord du Québec, l’étude a le mérite de donner des chiffres précis dans un débat politisé.

« Nous commandons des dizaines d’études par année sans savoir ce qu’il y aura dedans », a relaté Éric Tétrault, directeur affaires publiques et communications d’Arcelor Mittal Canada. « Nous voulons avoir l’heure juste quant au climat et l’opinion des experts de notre industrie. Si l’étude n’avait pas été favorable, nous aurions fait avec », a-t-il commenté.

Ce dernier a reconnu que le modèle hybride australien pourrait être bénéfique au Québec dans certaines circonstances, selon les données obtenues par Secor-KPMG. À son avis, la situation est équilibrée au Québec, même si les redevances haussées à 16 % sont plus contraignantes qu’avant.

Pour le minerai de fer, il est difficile d’exiger plus de redevances au Québec à cause de différents facteurs, comme le transport vers la Chine et le minerai qu’on retrouve en moins grande concentration.

« Nous calculons toujours chaque projet en fonction des coûts associés à chaque territoire, ce qui comprend plusieurs facteurs, dont la facture totale des impôts. Changer de régime de redevances va avoir un impact sur les projets à l’étude. Qui sait si un projet pourrait ne pas aller ailleurs », a-t-il laissé tomber.

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