Populaires, les prêts hypothécaires à... 13 %

Publié le 22/05/2010 à 13:01

Populaires, les prêts hypothécaires à... 13 %

Publié le 22/05/2010 à 13:01

Photo: lesaffaires.com

Le surendettement guette un nombre croissant de consommateurs canadiens. Les propriétaires qui contractent une deuxième hypothèque sur leur maison pour se sortir d'une impasse financière et éviter la faillite sont de plus en plus nombreux, affirme Jocelyn Paquette, président de Courtiers National, un groupe de courtiers et de prêteurs spécialisé dans ce qu'on appelle une deuxième chance au crédit.

La plupart des personnes qui ont recours à ce service sont sur la liste noire des prêteurs traditionnels parce que leur niveau d'endettement est trop élevé ou parce qu'ils ont fait faillite. La hausse du taux de chômage en 2009 a forcé les ménages canadiens à trouver de nouvelles sources de financement.

« Les banques ne veulent pas accorder une hypothèque additionnelle [à ces clients] parce que le risque deviendrait trop élevé pour elles », explique M. Paquette. Courtiers National prend le risque d'une deuxième hypothèque au taux de 13 à 14 %. Risque accru, taux accru ! Il s'assure lui-même de rembourser les créanciers : cartes de crédit, paiements d'auto, etc. « C'est une consolidation de dettes qui évite la faillite à plusieurs de mes clients », dit M. Paquette, qui précise que la demande est en forte croissance pour ce type de service.

Gaston Leduc, président de mon-hypotheque.ca, n'est pas dans le marché de la deuxième chance au crédit, mais dit avoir observé une hausse de la demande pour des hypothèques de second rang. « Les gens veulent de l'argent liquide. Comme les taux d'intérêt ont baissé l'an dernier, briser l'hypothèque avant terme aurait entraîné de lourdes pénalités. En prenant une seconde hypothèque qui se termine en même temps que la première, ils évitent ces pénalités », fait valoir M. Leduc.

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