La famille Lemieux veut ajouter 700 unités à son parc de logements en Floride

Publié le 28/11/2009 à 00:00

La famille Lemieux veut ajouter 700 unités à son parc de logements en Floride

Publié le 28/11/2009 à 00:00

Par André Dubuc

Groupe LSR, entreprise familiale de la Rive-Sud de Montréal, investit en Floride grâce à l'acht du complexe locatif Arbor Oaks, à Boca Raton. D'autres acquisitions suivront, qui permettront d'avoir au moins 1 000 unités.

Serge Lemieux, 66 ans, et sa famille ont souvent eu du flair durant les 40 ans d'existence de Groupe LSR.

En 2005, après neuf ans de croissance du marché immobilier, le groupe vendait ses 1 431 logements locatifs au Québec à la fiducie Cap REIT pour 80 millions de dollars.

Dans la décennie 1990, elle a mis le cap sur Houston, où les aubaines abondaient au lendemain de l'effondrement des prix du pétrole. Depuis 2000, cette région texane a accueilli un million de personnes supplémentaires. Elle compte maintenant 5,7 millions d'habitants. LSR y détient 1 500 logements. Le taux d'inoccupation dans ce marché est inférieur à 5 %.

Serge Lemieux s'était retiré de la construction de copropriétés haut de gamme à Saint-Lambert, peu de temps avant le krach immobilier de 1989.

Cela ne signifie pas que la famille Lemieux n'a jamais commis de faux pas. En 2007, elle a racheté 80 unités invendues d'un immeuble de copropriétés de grand luxe à Houston pour 40 millions de dollars américains. Deux ans plus tard, la Caisse de dépôt et placement du Québec, leur prêteur hypothécaire, a récupéré l'immeuble après avoir refusé de renouveler le prêt aux mêmes conditions.

Les appartements en Floride

Pour l'avenir, les Lemieux ont cerné deux secteurs prometteurs : les appartements de location en Floride et les ressources intermédiaires d'hébergement pour les personnes âgées en perte d'autonomie au Québec.

En Floride, les logements coûtent moins chers qu'au Québec par les temps qui courent. Au Arbor Oaks, LSR a payé environ 100 000 $ américains la porte pour 360 unités en béton de basse densité.

La transaction a eu lieu le 26 mai. Gestionnaire du complexe, LSR a investi en compagnie de deux partenaires québécois. Sa part s'élève à environ 33 %. Le vendeur était la compagnie d'assurances Northwestern Mutual, de Milwaukee.

Au moment de l'achat, 40 logements étaient inoccupés. Vingt-cinq le sont maintenant. LSR a décidé de meubler neuf appartements et de les offrir en location à court terme, notamment à des snowbirds québécois. Une campagne publicitaire a été lancée en septembre. Un appartement d'une chambre à coucher avec salle de bain est offert à 2000 $ par mois, tout compris.

" Nous voulons atteindre une masse critique de 1 000 logements d'ici trois ans ", dit la vice-présidente de LSR, Annie Lemieux, 38 ans. Pour ses acquisitions en sol floridien, LSR profite du réseau développé à Houston. Toutefois, elle reconnaît que la concurrence entre les investisseurs est plus rude qu'au printemps dernier.

Un retour dans le locatif traditionnel est écarté

Pour ce qui est du marché québécois, les Lemieux ne prévoient pas revenir au secteur locatif traditionnel. En raison de l'évolution de la courbe démographique, ils estiment que l'hébergement des personnes âgées représente un beau potentiel.

Présidente de la filiale LSR Santé, Annie Lemieux travaille dans ce secteur depuis plus de deux ans. Elle a trouvé son gestionnaire de soins et choisi des terrains où on construira les immeubles nécessaires. Les annonces tomberont d'ici un an, dit-elle.

Groupe LSR attend le feu vert de la Ville de Laval pour la phase 3 du projet résidentiel Villas-sur-Rive, dans le quartier Sainte-Dorothée. Cette troisième phase sera construite sur un terrain de 600 000 pieds carrés, ce qui portera la superficie totale du projet à quatre millions de pieds carrés.

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