Budget et dette: Obama appelle les républicains à «écarter la menace»

Publié le 08/10/2013 à 15:06, mis à jour le 08/10/2013 à 16:01

Budget et dette: Obama appelle les républicains à «écarter la menace»

Publié le 08/10/2013 à 15:06, mis à jour le 08/10/2013 à 16:01

Par AFP

Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé mardi ses adversaires républicains à "écarter la menace" que l'actuel blocage fait peser sur l'économie américaine en votant un budget et un relèvement du plafond de la dette.

Car à la paralysie partielle de l'Etat fédéral, s'ajoute le risque que les Etats-Unis ne parviennent pas à relever le plafond légal de leur dette, a rappelé le dirigeant lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Passé le 17 octobre, et faute d'un relèvement de ce plafond (actuellement à 16.700 milliards de dollars) par le Congrès, la première économie mondiale ne pourra plus emprunter sur les marchés obligataires ni rembourser certains créanciers.

Un défaut de paiement des Etats-Unis serait "bien pire" que la paralysie budgétaire actuelle, a fait valoir M. Obama, usant d'une métaphore attribuée au milliardaire Warren Buffett selon lequel une telle perspective s'assimilerait à l'explosion d'une "bombe nucléaire".

Le nouvel appel du président américain à ses adversaires politiques à voter un budget intervient une semaine jour pour jour après le début de la paralysie partielle de l'Etat fédéral, enclenchée en raison de l'absence d'accord sur un budget pour l'exercice 2014, les républicains refusant de voter un budget sans que la réforme du système de santé promulguée en 2010 par M. Obama ne soit substantiellement altérée.

"Nous ne pouvons pas faire de l'extorsion une composante de notre démocratie. La démocratie ne fonctionne pas ainsi. Et ce n'est pas seulement pour moi, c'est aussi pour mes successeurs", a encore lancé Barack Obama à l'adresse des républicains.

Et de s'inquiéter des retombées de la paralysie sur l'image de son pays: "A chaque fois que nous faisons ces choses, notre réputation dans le monde en pâtit. Nous avons l'air de ne pas savoir où nous allons".

Mais le président, qui a dû annuler une tournée en Asie précisément en raison du blocage à Washington, s'est voulu rassurant, expliquant aux créanciers étrangers des Etats-Unis que ces derniers "ont toujours payé leurs factures et le feraient de nouveau".

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