Les lock-outés du Journal de Montréal acceptent l'offre du médiateur

Publié le 26/02/2011 à 20:36, mis à jour le 26/02/2011 à 23:38

Les lock-outés du Journal de Montréal acceptent l'offre du médiateur

Publié le 26/02/2011 à 20:36, mis à jour le 26/02/2011 à 23:38

Par La Presse Canadienne

Après des heures de discussions, samedi, et un arrêt de travail ayant duré quelque 25 mois, les lock-outés du Journal de Montréal réunis au Palais des congrès ont accepté l'offre patronale de Quebecor dans une proportion de 64,1 pour cent.

Le résultat du vote a été connu vers 20 h 15 samedi soir.

En octobre dernier, les syndiqués, en lock-out depuis le 24 janvier 2009, avaient rejeté à 89,3 pour cent la première offre de règlement soumise par Quebecor. Les pourparlers ont repris au cours des dernières semaines, sous la direction du négociateur Jean Poirier.

On ignorait encore, samedi, les détails de l'offre, mais selon les informations de La Presse Canadienne, Quebecor aurait proposé de conserver 63 employés, ce qui inclut les travailleurs à temps partiel. Le quotidien compterait 42 employés, dont 24 journalistes.

Le sort de Rue Frontenac, où travaillaient les journalistes en lock-out, demeurait toujours nébuleux, mais chose certaine, il faisait partie des négociations. Et pour plusieurs journalistes, il était déterminant.

Car les quelques reporters qui se retrouveront peut-être sans emploi à l'issue de ce conflit de travail ont affirmé à La Presse Canadienne qu'ils avaient l'intention de continuer à oeuvrer à Rue Frontenac.

Cette fois, plutôt que d'exiger la fermeture du site Rue Frontenac, Quebecor aurait demandé de conserver un droit de regard sur l'édition papier, a appris La Presse Canadienne. Dans l'offre soumise samedi, l'employeur proposerait en effet d'imprimer et de diffuser le journal pendant un certain temps.

"Cela leur permettra de se faire un peu de capital politique", avait laissé tomber le journaliste Philippe Renaud, avant le vote.

Les syndiqués ont tenté de faire annuler cette clause, qui constituait, selon la CSN, un gain. Les résultats de cette démarche n'étaient pas encore connus, en début de soirée samedi.

L'employeur aurait également laissé tomber la clause de non-concurrence, une disposition controversée qui figurait dans l'offre patronale en octobre dernier. Celle-ci avait été rejetée dans une proportion de 89,3 pour cent.

Quant au montant prévu pour les indemnités de départ, il serait toujours de 20 millions $ _ même si le document remis aux syndiqués à l'assemblée d'octobre stipulait que "ce montant n'existerait plus" si l'offre n'était pas acceptée. Mais selon notre source, qui a demandé de conserver l'anonymat puisque l'assemblée se déroule à huis clos, la somme serait répartie différemment.

Des réactions mitigées

Jeudi, la porte-parole de la CSN, Jacqueline Rodrigue, avait déclaré que le comité de négociation du STJIM recommandait d'accepter la proposition du médiateur. Mais selon d'autres sources, le comité n'aurait jamais recommandé la proposition. Le président du STIJM, Raynald Leblanc, a refusé de commenter le dossier lors de la pause de l'assemblée, samedi.

Selon le journaliste David Santerre, qui siège sur le comité de négociations, la proposition "mérite réflexion" sans pour autant être d'une "générosité extrême".

Mais pour sa collègue Valérie Dufour, c'est "une douche froide".

"Ça ressemble beaucoup à ce que l'on avait eu au mois d'octobre, mais il y a quelques améliorations", explique-t-elle.

"Ça fait quand même deux ans que le conflit perdure. Il y a des gens qui sont sur le bord de la retraite. On leur a fait une offre au mois d'octobre et ils ont décidé d'être derrière les plus jeunes, derrière Rue Frontenac. Je comprends qu'ils commencent à s'impatienter, c'est un conflit de travail très dur", a-t-elle laissé tomber lorsqu'on lui a demandé si des tensions commençaient à surgir entre les employés.

"Ils veulent faire un trait sur ce bout-là de leur carrière et prendre une retraite honorable et je les comprends tout à fait", conclut Valérie Dufour.

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