Barack Obama, l'arroseur arrosé

Publié le 01/08/2011 à 11:28

Barack Obama, l'arroseur arrosé

Publié le 01/08/2011 à 11:28

Par La Presse Canadienne

Le compromis sur la dette américaine est présenté comme un succès, aussi bien par le camp démocrate du président Obama que par l'opposition républicaine, mais la réalité est que ce plafond n'a jamais vraiment existé. Il a déjà été relevé 78 fois depuis 1960 sans résoudre le véritable problème: l'endettement.

Chaque fois que le plafond de la dette des États-Unis a été atteint, il a été repoussé, forçant le Congrès à voter des mesures impopulaires, sans toutefois jamais prendre celles qui permettraient réellement de réduire les dépenses de l'État fédéral, d'augmenter ses recettes et d'équilibrer le budget.

Il est plus facile de tempêter contre la dette que de la maîtriser et la classe politique rejoue inlassablement la même scène. Cette fois cependant, les clivages sont plus marqués en raison de la radicalisation des positions, non seulement entre démocrates et républicains mais aussi avec l'apparition au Congrès d'une frange plus "dure" des conservateurs, celle du mouvement du Tea-Party, qui compte environ 80 élus et exclut tout compromis, surtout à l'approche de la présidentielle de 2012 et de la candidature annoncée du chef de l'État à sa propre succession.

Toute l'hypocrisie du processus a été résumée par un témoin qui s'y prêta en son temps: Barack Obama. En 2006, ce jeune sénateur démocrate de Chicago (Illinois) avait voté contre le relèvement du plafond de l'endettement demandé par le président en exercice, le républicain George W. Bush.

À l'époque, il avait qualifié le procédé de "signe d'échec des dirigeants", respectant la tradition qui veut que l'on rejette la faute sur le chef de la Maison Blanche, quand bien même c'est le Congrès qui vote les dépenses à l'origine des déficits, laissant les présidents éviter le défaut de paiement. Barack Obama fait désormais figure d'arroseur arrosé.

"Quand vous êtes sénateur (...) c'est toujours un mauvais vote, reconnaissait-il dans un entretien à l'Associated Press le 15 mai. Personne n'aime être étiqueté comme celui qui a augmenté la limite de l'endettement (...) mais en tant que président, on ne peut pas jouer avec ça". Et de reconnaître son erreur de 2006, y voyant "simplement l'exemple d'un nouveau sénateur qui fait un vote politique au lieu de faire ce qui est important pour le pays".

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