Reportez les voyages aux États-Unis sauf s'ils sont «essentiels», dit le CPQ

Publié le 12/03/2020 à 16:19

Reportez les voyages aux États-Unis sauf s'ils sont «essentiels», dit le CPQ

Publié le 12/03/2020 à 16:19

Par François Normand

La ville de New York (source: Getty images)

Même si les États-Unis sont de loin notre principal partenaire économique, les dirigeants et les employés d’entreprises québécoises qui brassent des affaires au sud de la frontière devraient éviter de s’y rendre à moins que cela ne soit vraiment «essentiel» en raison du coronavirus, recommande le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

«On doit agir avec précaution et se demander si des voyages d’affaires aux États-Unis sont essentiels dans le contexte actuel», souligne Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ, en précisant que les TIC (dont les vidéoconférences) permettent de régler des enjeux et des dossiers à distance.

Pour l’instant, les États-Unis sont beaucoup plus touchés que le Canada par la pandémie mondiale du coronavirus, selon le site du John Hopkins Coronavirus Resources Center, une référence mondiale en la matière.

Ainsi, ce jeudi après-midi, les États-Unis comptaient 1 323 cas confirmés de coronavirus (30 morts), classant le pays au septième rang mondial. Le Canada arrive au 24e rang mondial avec 117 cas (1 mort).

Actuellement, Ottawa et Washington discutent de sécurité sanitaire à la frontière, mais aucune mesure particulière n’a été annoncée au moment de mettre cet article en ligne.

Ce jeudi midi, le premier ministre François Legault a demandé aux gens qui reviennent de l’étranger ou qui ont des symptômes s’apparentant à la grippe de se mettre en isolement pour une période de 14 jours.

Bien entendu, les voyages d'affaires aux États-Unis représentent du cas par cas, car la situation varie souvent d’une entreprise à l’autre, selon M. Dorval. Certaines ne font qu’exporter aux États-Unis, tandis que d’autres ont des filiales sur place, sans parler de celles qui ont une chaîne de production binationale qui fonctionne en juste à temps.

Bref, ce sont aux entreprises d’évaluer si un déplacement est nécessaire en fonction de la situation dans laquelle se retrouverait le dirigeant ou l’employé aux États-Unis.

Par exemple, prendre l’avion pour assister à une conférence à New York représente beaucoup plus de risque que de prendre sa voiture pour rencontrer un client ou un fournisseur dans la métropole américaine.

De son côté, l'association Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) recommande aux entreprises de suivre de près la situation aux États-Unis, mais sans que les dirigeants ou des employés ne cessent nécessairement de se rendre au sud de la frontière.

«Ce qu’on souhaite, c’est que les entreprises continuent à faire des affaires», dit la PDG de MEQ, Véronique Proulx, en soulignant que ni Ottawa ni Québec ne recommandent d’annuler les voyages d’affaires aux États-Unis, du moins pour l’instant.

Du reste, plusieurs entreprises restreignent déjà les déplacements de leurs dirigeants et de leurs employés aux États-Unis et au Canada, souligne Mme Proulx.

«Et il va y en avoir de plus en plus», dit-elle.

En 2019, les exportations de marchandises du Québec aux États-Unis ont totalisé 63,6 milliards de dollars, ce qui représente 68% des expéditions totales des entreprises québécoises à l’étranger, selon Statistique Canada.

 


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