EdF veut mettre la main sur le nucléaire anglais

Publié le 24/09/2008 à 00:00

EdF veut mettre la main sur le nucléaire anglais

Publié le 24/09/2008 à 00:00

Par La Presse Canadienne
 L'offre, d'un montant total de 12,5 milliards de livres sterling (24 milliards de dollars), a déjà reçu l'approbation du gouvernement britannique, qui détient 36% du capital et qui souhaite la construction de nouvelles centrales nucléaires sur son sol.

L'opérateur français a revu à la hausse l'offre qu'il avait soumise en juillet dernier, et qui avait été rejetée par British Energy. En deux mois, le prix proposé est passé de 765 à 774 pence par action, soit 9 pence de plus, l'offre globale passant elle de 12 à 12,5 milliards de livres. Le conseil d'administration de British Energy a recommandé à ses actionnaires d'accepter l'offre d'EdF.

"Cet accord est bon pour le contribuable et c'est une étape importante dans la construction d'une nouvelle génération de centrales nucléaires pour alimenter le pays en électricité", a déclaré le Premier ministre britannique Gordon Brown dans un communiqué.

EdF, qui gère les 58 réacteurs nucléaires français, est le premier opérateur mondial dans ce domaine.

"Le nucléaire est propre, sûr et abordable", a souligné Gordon Brown. "Son expansion est cruciale pour la sécurité énergétique de la Grande-Bretagne à long terme, tandis que nous réduisons notre dépendance vis-à-vis du pétrole et que nous nous acheminons vers un avenir où les émissions de CO2 seront limitées".

Si l'opération est approuvée par les actionnaires de British Energy, elle constituera "l'un des plus grands investissements directs étrangers jamais réalisés en Grande-Bretagne", a relevé le secrétaire britannique au Commerce John Hutton.

En achetant British Energy, EdF pourra "se développer de façon significative au Royaume-Uni, l'un de ses marchés clés", note le communiqué de presse présentant l'offre.

EdF est déjà présent Outre-Manche via sa filiale EdF Energy, qui emploie 13.000 personnes et gère 5,5 millions de comptes clients. Cette filiale administre trois centrales thermiques, deux fonctionnant au charbon et la troisième au gaz naturel.

"EdF et British Energy se complètent parfaitement", a relevé Pierre Gadonneix, le PDG de l'opérateur français, en saluant une "étape historique dans nos projets de développement stratégique en Europe".

EdF souhaitait accéder au nucléaire britannique. Londres a annoncé des plans d'investissement pour développer les énergies renouvelables ainsi que le nucléaire, avec pour objectif de diversifier sa production électrique et réduire les émissions de CO2 -le niveau de 2050 devra être de 60% inférieur à celui de 1990.

British Energy exploite actuellement huit centrales nucléaires, une centrale thermique et emploie plus de 6.000 collaborateurs au Royaume-Uni.

D'après le gouvernement britannique, EdF s'est engagé à maintenir l'exploitation des huit centrales nucléaires de British Energy mais aussi à investir dans quatre nouveaux réacteurs.

François Fillon a salué mercredi de l'offre publique d'acquisition de British Energy. "Il s'agit d'une étape importante dans le développement international d'EdF, qui confortera sa place de leader mondial dans le nucléaire", s'est félicité le Premier ministre français.

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