Bombardier prévoit une reprise prochaine de ses ventes

Publié le 09/06/2017 à 11:18

Bombardier prévoit une reprise prochaine de ses ventes

Publié le 09/06/2017 à 11:18

Par Martin Jolicoeur

Après des mois de léthargie, Bombardier dit percevoir de ses clients un désir de «mener les discussions à un autre niveau».

Cancun - À un peu plus d'une semaine du Salon international de l’aéronautique Paris-Le Bourget, la québécoise Bombardier dit percevoir un changement d’écoute de ses clients qu’elle croit annonciateur d’une reprise prochaine de ses ventes.


Rencontré au Mexique en marge de l’assemblée générale annuelle de l’Association du transport aérien international (IATA), le vice-président principal, vente et gestion d’actifs de la division avions commerciaux de Bombardier, Colin Bole, a dit sentir venir la fin d’une longue période de léthargie.


« Ça durait depuis une douzaine de mois. Nous avons tous ressenti un petit coup de mou chez nos clients. Les commandes ne rentraient plus. Ça été vrai chez nous, tout comme chez Airbus, Boeing, Embraer et ATR. Il y a eu ralentissement manifeste; pas de l’économie, mais bien de la prise de décision. Tout cela est en train de changer.»


En entrevue avec Les Affaires, Colin Bole affirme que ses dernières rencontres d’affaires lui permettent de constater que la compréhension de ce que peut apporter la CSeries en terme opérationnel et économique pour société aérienne finit par percoler.


«Le message passe de mieux en mieux. Les commentaires de Swiss Air et AirBaltic (à propos de leurs nouveaux CSeries), sont très bons et l’engagement des clients augmente. On sent leur désir de mener la discussion à un autre niveau».


Ce faisant, le vice-président vente et gestion d’actifs de Bombardier avions commerciaux, met en garde les observateur contre le risque que le partage de sa  lecture de la situation laisse croire à tort que les difficultés de Bombardier sont derrière et que le Salon du Bourget sera l’occasion pour elle d’en faire la démonstration.


«Je ne dis pas : «voilà, c’est reparti; vous allez voir toutes les commandes qui seront annoncées au Bourget», tempère Colin Bole. Je dis simplement qu’après un ralentissement, une sorte de «mou» qui dure depuis une douzaine de mois, je ressens un boost significatif chez nos clients. Je parle, ni plus ni moins que d’une amorce de relance».


Et dans ce contexte, admet-il, le Bourget pourrait certainement offrir une belle occasion d’annonce de nouvelles commandes. Mais cette relance, ce regain d’intérêts des acheteurs, portera surtout ses fruits dans les mois à venir, explique-t-il.


Ce dernier se dit d’autant plus confiant, qu’au lendemain de la période des années  2008-2009, on a vu les compagnies aériennes surtout se concentrer sur la vente d’avions monocouloir de plus grande taille. Comme les A320 et A321 d’Airbus. Ou encore les 737-800 et 737-900 de Boeing.


Tandis qu’on a fait le plein de commandes dans ce créneau, Bombardier est d’avis que les clients sont maintenant mûrs pour les avions plus petits de 100 à 150 places, un produit dont les besoins excéderaient considérablement le nombre de commandes déjà enregistrées, tant chez Bombardier que chez ses concurrentes.


Peu avant midi, l’action de Bombardier se négociait en légère baisse à 2,54$ aujourd’hui à la Bourse de Toronto. Depuis le début de 2017, la valeur de son titre a grimpé de 0,39$, ou de 18,06%.


Les frais de transport et de séjour de notre journaliste au Mexique sont couverts par IATA.


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