Rona aussi a son camp des recrues

Publié le 17/09/2011 à 00:00, mis à jour le 23/09/2011 à 16:48

Rona aussi a son camp des recrues

Publié le 17/09/2011 à 00:00, mis à jour le 23/09/2011 à 16:48

Par Dominique Froment

Simon Legault, son frère Vincent, Marie-Pierre Breton et Audrey Archambault entourent Robert Dutton, président et chef de la direction de Rona. [Photo : Steve Mercier]

Soixante jeunes Canadiens représentant l'avenir de Rona se sont réunis à Montréal pendant quatre jours et demi au début de septembre.

Une activité que Robert Dutton, président et chef de la direction, prend très au sérieux. Assez pour y consacrer... quatre jours et demi !

"Quatre jours et demi pour bâtir l'avenir, ce n'est pas exagéré, lance M. Dutton. Un événement comme celui-ci crée un sentiment d'appartenance à un groupe. Les jeunes qui sont ici se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils ont tous les mêmes ambitions."

"C'est la troisième année que nous tenons ce camp, et les deux premiers camps ont généré des investissements de 50 millions de dollars de la part des jeunes et de leurs parents", ajoute M. Dutton, lui-même fils d'un marchand Rona de Laval.

Simon Legault, 29 ans, et son frère Vincent, 25 ans, fils de propriétaires de quelques quincailleries Rona dans la région de Montréal, ont décidé d'ouvrir leur propre magasin ensemble après avoir assisté aux deux premiers camps. "Nous venons chercher un coaching personnel pour nous améliorer en vue de notre nouveau commerce", explique Simon.

"C'est en revenant du premier camp que j'ai décidé d'ouvrir un magasin, actuellement en construction", lance Marie-Pierre Breton, 25 ans, de Saint-Augustin-de-Desmaures.

"Aucune firme de recherche ne pourra me fournir les informations que je vais recueillir en vivant plus de quatre jours avec ces jeunes", estime M. Dutton.

Après le premier camp, en 2009, Rona a mis sur pied son Fonds de la succession dans lequel la chaîne injectera 10 millions de dollars sur 10 ans avec des partenaires pour financer le transfert de magasins à la nouvelle génération.

Rona offre aussi un programme de formation destiné aux jeunes et un programme de mentorat pour faciliter le transfert des connaissances. "Quand les jeunes arrivent à l'étape du financement, nous leur fournissons tout l'encadrement voulu. Mais le camp, c'est pour réfléchir à l'avenir", précise M. Dutton.

Quatre jours et demi bien remplis

Des 60 jeunes invités, 40 sont des fils et des filles de marchands, âgés de 20 à 35 ans, engagés dans l'entreprise familiale. Dix d'entre eux font partie de la "relève d'entreprise" et dix autres ont été sélectionnés par le siège social. Peu importe d'où ils viennent, ils ont tous logé à l'Hôtel Nelligan, dans le Vieux-Montréal.

Le processus a commencé six mois plus tôt. "Ils ont tous passé un test psychométrique pour mieux se connaître, explique Philippe Krivicky, directeur principal, stratégies d'affaires émergentes. Et ils ont été suivis par un coach personnel qui les a aidés à construire leur plan personnel."

Réuni dans un ancien immeuble industriel, le groupe ne comprend aucun conseiller financier ou fiscaliste : tout est orienté sur la créativité et la connaissance de soi.

Le jour 1 est réservé à l'enterrement des idées qui ont fait leur temps dans le commerce de détail.

Le jour 2 est consacré aux tendances et aux nouveaux concepts. En soirée, à l'hôtel, les jeunes ont entendu 11 leaders du milieu des affaires.

La nuit suivante, ils ont été surpris dans leur sommeil. Aucun ne se doutait qu'il serait tiré du lit à 3 heures du matin pour prendre l'avion pour New York, où ils ont pu visiter des commerces au concept avant-gardiste. Retour le soir même.

Jour 4 : visite au Musée d'art contemporain de Montréal, fermé au public pour l'occasion, pour une séance de réflexion sur leur plan de développement personnel, devant une oeuvre de leur choix.

Samedi matin, au jour 5, petit-déjeuner avec M. Dutton où chacun parle de son moment fort.

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