Un campus rassembleur

Publié le 15/05/2010 à 00:00

Un campus rassembleur

Publié le 15/05/2010 à 00:00

Le campus de l'Université du Québec en Outaouais [Photo : Gilles Delisle]

Saint-Jérôme, capitale des Laurentides ? C'est de plus en plus vrai depuis l'ouverture en janvier d'un campus de l'Université du Québec en Outaouais (UQO).


Situé au coeur du centre-ville, en face de la mairie, le bâtiment de 10 000 pi2 accueille plus de 1 000 étudiants dans les secteurs de l'enseignement, de la psychoéducation, des sciences infirmières et du travail social. À l'automne, s'ajoutera un baccalauréat en administration.


Selon Serge Laurin, auteur de l'Histoire des Laurentides, le campus donne à la ville de 65 000 habitants l'envergure d'une " véritable capitale régionale ".


" Ce campus créera des besoins et aura un effet multiplicateur sur l'offre de produits culturels ", prévoit M. Laurin. Déjà, un petit café s'est installé à proximité du campus, un premier pas vers un " futur quartier latin ", suggère M. Laurin.


Les décideurs avaient déjà accompli des efforts importants de restauration du centre-ville, et qui commencent à porter leurs fruits. Ainsi, la direction du Musée d'art contemporain des Laurentides examine l'idée de construire un bâtiment sur pilotis, à deux pas de la Maison de la culture Claude-Henri-Grignon. " À l'heure actuelle, c'est la solution que l'on privilégie ", dit Serge Tessier, président du Musée et directeur du Cégep de Saint- Jérôme. Un projet significatif pour le centre-ville, qui accueillerait alors un musée à la recherche d'espace, qu'on avait pensé installer en périphérie, au Parc de la Rivière-du-Nord.


Des retombées de 50 millions


En plus de dynamiser le centre-ville de Saint-Jérôme, le campus de l'UQO devrait bénéficier à l'ensemble de la région. Le maire de Saint-Jérôme, Marc Gascon, estime à 50 millions de dollars les retombées économiques annuelles pour l'ensemble des Laurentides.


Les autorités de l'institution d'enseignement croient que la proximité de l'UQO incitera de nombreux résidents des Laurentides à entreprendre des études supérieures. Une idée partagée par M. Tessier. " Au-delà de cinquante kilomètres, on peut avoir de difficultés de recrutement. Et quand les jeunes vont étudier ailleurs, souvent, ils ne reviennent pas. Étudier dans son milieu contribue à lutter contre le décrochage et permet d'espérer des emplois bien rémunérés ", dit-il. M. Tessier donne l'exemple des programmes d'études du Cégep de Saint-Jérôme offerts à Mont-Tremblant, à Sainte-Agathe et à Mont-Laurier. " Les étudiants qui les suivent sont des clientèles qu'il aurait été difficile de rejoindre autrement ", dit-il.

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