Berlusconi donne le ton d'une campagne qui s'annonce dure

Publié le 11/12/2012 à 11:14

Berlusconi donne le ton d'une campagne qui s'annonce dure

Publié le 11/12/2012 à 11:14

Par AFP

Il a aussi accusé son successeur Mario Monti d'avoir fait « empirer » la situation de l'économie italienne, battant en brèche l'opinion répandue parmi les partenaires européens que l'ex-commissaire européen a au contraire assaini les finances et rétabli la crédibilité de l'Italie vis-à-vis des marchés.

L'Italie est entrée en récession à la fin de l'an dernier, et le chômage, qui avait commencé à s'amplifier ces dernières années, a atteint en 2012 un niveau record.

M. Berlusconi a aussi accusé son successeur d'avoir suivi « une politique trop germano-centrée », ce qui a provoqué l'ire du ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. « Nous n'acceptons pas qu'on fasse de l'Allemagne l'objet d'une campagne populiste », a-t-il dit.

Selon le Cavaliere, M. Monti « a amené une situation de crise, bien pire que lorsque nous étions au gouvernement ».

Au même moment, son successeur disait à peu près le contraire. « L'Italie, il y a 13 mois, était dans une situation très, très difficile. Nous pouvons considérer avoir fait de très grands progrès, qui cependant ont eu un coût: à court terme, il n'y a pas eu de croissance », a-t-il reconnu.

« Je serais heureux que quelqu'un m'apprenne comment il aurait été possible de sauver financièrement l'Italie du destin grec et de la faire croître à un rythme rapide. Il aurait été opportun de trouver cette recette il y a quelques années lorsqu'il n'y avait par ailleurs pas à gérer de grandes difficultés économiques », a-t-il ajouté, dans son style alambiqué aux antipodes des formules choc du Cavaliere.

S'amusant de son obsession pour le spread -maintenant, c'est le surnom de son petit fils à la crèche, a-t-il confié-, Mario Monti a mis en garde contre le populisme: « il y a une tendance à sur-simplifier les choses, à présenter des solutions magiques ».

Mario Monti, qui démissionnera dès le budget adopté, affirme ne pas avoir encore réfléchi à une éventuelle candidature aux législatives de l'an prochain.

Pour l'heure, c'est le chef du principal parti de gauche, Pierluigi Bersani, qui est donné vainqueur dans les sondages. En dépit de la montée du mécontentement face à la cure d'austérité, il a indiqué qu'il maintiendrait le cap des réformes.

Affirmant « soutenir ce que le gouvernement de Mario Monti a mis en place », la chancelière allemande Angela Merkel a affirmé mardi que les électeurs italiens feraient « certainement » le choix de garder leur pays « sur le bon chemin ».

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