Une assurance vie : quand la prendre et combien payer?

Publié le 26/10/2015 à 09:36

Une assurance vie : quand la prendre et combien payer?

Publié le 26/10/2015 à 09:36

Il existe une grande diversité de produits d’assurance vie, et les courtiers qui nous les proposent prêchent pour la ou les compagnies qu’ils représentent. Avant de se laisser séduire par un produit, il convient toutefois de se demander… si on a vraiment besoin d’assurance vie.


L’assurance vie : pour qui ?


L’assurance vie sert à protéger les personnes qui dépendent de nous financièrement. Pour savoir si on a besoin d’assurance vie, on peut se poser la question suivante : « Si je décédais maintenant, mes proches auraient-ils des problèmes financiers ? » Si la réponse est non, vous n’en avez probablement pas besoin.


« Il est inutile d’assurer un enfant mineur : s’il décède, une de nos plus grandes sources de dépenses disparaît avec lui. Si un jeune professionnel célibataire et sans enfant meurt, personne ne subit d’impact financier. De même, si vous êtes retraité d’Hydro-Québec avec deux enfants à l’université, un fonds de pension, 125 000 $ en REER et une maison payée, vous n’avez pas besoin d’assurance vie ! », affirme Pierre Larose, assureur vie agréé et planificateur financier indépendant.


Combien payer ?


Avant d’acheter une assurance vie, il est important d’établir le montant des primes qu’on a la capacité de payer chaque mois. Les primes d’assurance vie varient entre autres selon l’âge, le sexe, l’état de santé, la durée du contrat et, surtout, le type d’assurance vie choisi.


L’assurance vie temporaire offre une protection pendant une durée déterminée, habituellement 10 ou 20 ans. Les primes sont peu élevées au départ, mais augmentent avec l’âge. L’assurance vie entière ou permanente offre une protection à vie. Les primes sont fixes, mais beaucoup plus élevées. À titre d’exemple, pour un non-fumeur en bonne santé dans la trentaine, une assurance vie temporaire de 250 000 $ sur 20 ans coûterait environ 25 $ par mois. Une assurance permanente du même montant, payable en 20 ans, lui coûterait environ 12 fois plus cher, soit autour de 290 $ par mois !


Enfin, l’assurance vie universelle offre une assurance vie combinée à un placement. Les primes sont fixes ou augmentent avec l’âge, selon le produit choisi, et on paie en surplus un montant qui s’accumule dans un placement. Toutefois, ce type d’assurance est de moins en moins en vogue. « Il existe aujourd’hui des produits beaucoup plus avantageux, comme les REER, le CELI et le REEE. Si vous voulez de l’assurance, prenez de l’assurance, pas un placement! », conseille André Lacasse, planificateur financier, conseiller en sécurité financière et directeur associé au Centre financier de la Montérégie SFL.


Choisir le bon produit


Pierre Larose ne jure que par l’assurance vie temporaire. Selon lui, il est plus utile et plus économique de s’assurer à bas prix pour une période de 10 ou 20 ans, puis de réévaluer ses besoins. « Avec le temps, les enfants deviennent autonomes, l’hypothèque se paie, le salaire augmente et le montant investi dans nos REER aussi. Même si les primes d’assurance temporaire augmentent avec l’âge, nos besoins en assurance vie, en général, diminuent ou disparaissent », soutient le planificateur financier.


André Lacasse met cependant un bémol. « Une assurance vie permanente peut être utile pour assurer, par exemple, la sécurité financière d’un enfant handicapé qui ne sera jamais autonome. De même, si l’on a beaucoup d’actifs, on peut choisir ce type d’assurance pour protéger son patrimoine », explique-t-il. En effet, à notre décès, tous nos biens sont réputés vendus : leur valeur marchande est évaluée et nos héritiers sont imposés sur le gain en capital. S’ils manquent de liquidités pour payer la dette fiscale, ils pourraient devoir vendre, par exemple, le chalet familial. Une assurance vie permanente peut aplanir cette difficulté.


Analyser ses besoins


Le secret d’un choix avisé ? Faire affaire avec un conseiller en sécurité financière qui peut vendre une vaste gamme de produits d’assurances de différentes compagnies. « Un conseiller en sécurité financière a l’obligation d’analyser soigneusement vos besoins et votre capacité financière. Il devrait aussi tenir compte de tous les autres produits d’assurance que vous détenez », affirme André Lacasse. Ce n’est qu’à cette condition qu’un conseiller peut recommander à un client de s’assurer un peu, beaucoup… ou pas du tout.


 


 


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