Les notes de ­Réjean

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Édition de Mai 2018

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Édition de Mai 2018

Par Claudine Hébert

Réjean ­Ouimet a toujours un carnet de notes sur lui. Le météorologue de ­MétéoMédia y inscrit les éléments météorologiques du jour, mais aussi chaque dépense qu’il effectue.


Pourquoi noter vos dépenses ?


J’ai commencé cette formule il y a une dizaine d’années. J'éprouvais à cette époque quelques difficultés financières. Après l’achat de la maison au début des années 1990, la gestion des dépenses courantes m’entraînait vers une spirale d’endettement. Mes cartes de crédit plafonnaient en permanence. Afin de mieux y voir clair et d’éviter les achats impulsifs, j’ai ajouté la liste de mes dépenses aux facteurs météo que je notais déjà quotidiennement depuis plus de 30 ans.


 Est-ce que ça donne les résultats escomptés ?


Franchement, je fais l’exercice, mais ça s’arrête là. Bien que je n’aie jamais été un grand dépensier, je n’ai pas l’intention de me priver sur les achats qui me font plaisir, soit la nourriture et les bons vins blancs. Filet de flétan, pétoncles… mon épouse et moi aimons bien manger à la maison. Des repas que l’on accompagne régulièrement d’une bonne bouteille de vin qui peut coûter entre 30 et 40 dollars.


Combien représentent ces dépenses par semaine ?


C’est une question indiscrète à laquelle je préfère ne pas répondre. D’emblée, c’est une grosse partie de mon budget. J’entends souvent les gens se plaindre des prix du vin et dire que l’on devrait privatiser la ­SAQ. Personnellement, j’aime mieux que mon argent aille au gouvernement et dans ses programmes que dans une entreprise privée qui risque d’être tentée par les paradis fiscaux. L’an dernier, le système de santé québécois, auquel les profits de la ­SAQ ont contribué, a sauvé les vies de mon épouse et de mon père.


 Avez-vous d’autres dépenses ?


Outre l’hypothèque, les taxes et autres comptes à payer, je suis plutôt une personne économe. Je porte encore aujourd’hui des vêtements achetés il y a 30 ans. J’ai des skis de fond qui datent des années 1970. Mon vélo m’a été offert par une voisine et j’investis une centaine de dollars pour son entretien annuel.


Et pour la voiture ?


Je n’ai jamais acheté de voiture neuve. J’ai eu celles de mon père, de mon frère et de ma sœur. Les membres de ma famille me refilent leur véhicule lorsqu’ils n’en veulent plus. Je les fais ensuite rouler jusqu’à terme, soit le jour où le mécanicien m’annonce que les réparations vont coûter pas mal plus cher que la valeur du véhicule.


Comment passez-vous vos vacances ?


Je n’ai jamais été un grand voyageur. En revanche, j’aime bien faire du camping saisonnier. Mon épouse et moi avons une roulotte de parc sur un terrain de camping près du lac ­Brome depuis une vingtaine d’années. C’est le terrain que je fréquentais quand j’étais jeune. C’est en quelque sorte notre chalet. Plus abordable, cette formule nécessite beaucoup moins d’heures et d’argent pour son entretien. Ce qui me laisse plus de temps pour parcourir des pages et des pages de livres lors de mes semaines de congé.


Enfin, pourquoi avoir choisi une carrière en météo plutôt qu’en économie ?


J’ai effectivement étudié l’économie à ­HEC et à l’UQAM. Au grand dam de mes parents, j’ai bifurqué vers la météorologie. D’abord par passion, mais aussi parce que je trouve cette science pas mal plus prévisible. Les dépressions météo, on les voit venir plusieurs jours à l’avance. C'est loin d'être le cas avec la Bourse. 


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