Où investir en 2019: trois histoires à suivre en 2019

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Janvier 2019

Où investir en 2019: trois histoires à suivre en 2019

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Édition du 12 Janvier 2019

Par Stéphane Rolland

[Photo: 123RF]

Impossible de savoir ce qui fera la manchette cette année, mais certaines sociétés ont de fortes probabilités de se retrouver sous les feux de la rampe. Voici trois dossiers qui feront vraisemblablement parler d'eux en 2019.


Dollarama : les suites d'une année difficile


Le titre québécois chouchou des investisseurs a connu un sérieux revers en 2018. Croître demandera visiblement plus d'effort à Dollarama (DOL) et les investisseurs ne s'entendent pas sur la réinitialisation de leurs attentes alors que le titre a perdu plus de 40 % de sa valeur depuis son sommet de 2018 (au moment de mettre sous presse à Noël).


En septembre, la société a ébranlé le marché en révisant à la baisse ses prévisions de ventes comparables, une donnée clé pour mesurer la croissance interne d'un détaillant. Puis, en décembre, les résultats ont montré une diminution de la marge brute. Certains ont interprété ce recul comme un signe que le détaillant a désormais peu de levier sur les prix pour augmenter ses bénéfices. Au cours de l'automne, l'investisseur activiste Ben Axler, de Spruce Point Capital Management, a mis en doute la comptabilité du détaillant, une opinion à contre-courant des analystes qui suivent le titre et démentie par l'entreprise.


Chez les analystes, les avis sont partagés entre ceux qui pensent que la correction offre une occasion d'achat et ceux qui préfèrent rester sur les lignes de côté. Mark Petrie, de Marchés mondiaux CIBC, croit que la forte croissance de Dollarama se maintiendra, mais que le détaillant devra continuer de mettre l'accent sur les articles au bas de sa fourchette de prix pour demeurer concurrentiel.


Pour sa part, Irene Nattel, de RBC Marché des capitaux, croit que le détaillant n'a rien perdu de sa superbe. Malgré les faiblesses récentes, elle pense que la société a toujours de vigoureuses perspectives de croissance devant elle, à long terme. De plus, elle estime qu'il reste encore plusieurs années avant que le marché canadien ne soit saturé de magasins Dollarama.


General Electric : le fond du baril ?


Autrefois fleuron du secteur industriel des États-Unis, General Electric (GE) est empêtrée dans les difficultés de sa division énergie, un lourd endettement et des enquêtes au sujet de sa comptabilité. Le titre a subi une véritable descente aux enfers, qui lui a coûté près des trois quarts de sa valeur depuis l'automne 2016.


Comble de l'humiliation, la dette du géant industriel soulève maintenant des inquiétudes. GE a dû réduire son dividende de 92 % pour conserver ses liquidités. Ses obligations ont été décotées et se retrouvent à la limite d'être au rang de titres de pacotille. Sur les marchés, les titres obligataires sont déjà échangés comme s'il s'agissait d'obligations de pacotille. Chez GE, la direction dit pouvoir éviter les difficultés et mise sur la vente d'actifs pour alléger son bilan. Stephen Tusa, de JPMorgan, un pessimiste de longue date, croit que GE doit réduire sa dette et ses obligations d'au moins 65 G$ US pour revenir à une situation « normale ». Autre coup à l'orgueil, la société a été expulsée du Dow Jones. Il s'agissait du dernier membre original de l'indice mythique à être remplacé.


Les activités énergétiques de GE pèsent sur le conglomérat avec une demande morose pour les turbines de gaz, des problèmes techniques et une baisse des parts de marché.


Pour redresser la barre, le conseil d'administration s'est doté d'un nouveau PDG en la personne de Larry Culp en octobre dernier. Il remplace John Flannery, qui n'était pas parvenu à sortir GE du bourbier durant un mandat qui n'aura duré qu'un an. Le dirigeant devra restructurer la division énergie, vendre des actifs et réduire les coûts. Il jouit d'une bonne réputation après son passage chez Danaher (DHR), mais sa première entrevue télévisée à CNBC en novembre n'a pas réussi à rassurer les investisseurs.


Cannabis : une nouvelle perception de la réalité


La perception de la réalité va changer en 2019. Maintenant que la marijuana récréative est légale, les entreprises du secteur pourront de moins en moins s'appuyer sur la promesse d'un nouvel eldorado. Elles devront démontrer qu'elles sont en mesure de dégager de vrais bénéfices.


En 2019, les investisseurs scruteront les résultats des plus importants acteurs de l'industrie afin de voir comment ils atteindront la rentabilité. Leurs efforts pour augmenter leur capacité de production seront également sous la loupe.


Canopy Growth (WEED) a dévoilé la plus importante perte de son histoire au deuxième trimestre de son exercice 2019 (terminé le 30 septembre 2018) à 330 M$ en raison d'une augmentation de ses dépenses.


Les déceptions pourraient être d'autant plus douloureuses que les titres s'échangent à de riches multiples. Canopy Growth, par exemple, s'échange à un multiple de 100 fois le ratio valeur d'entreprise/bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) prévu l'an prochain, selon une recension de Reuters. Aurora (ACB) a un multiple plus modeste de 37 fois. Pour Tilray (TLRY), c'est un mirobolant 1059 fois.


Les marchés ont déjà commencé à réévaluer les perspectives des titres. Le FNB Indice marijuana science de la vie d'Horizon (HMMJ) a perdu près du tiers de sa valeur entre la légalisation (17 octobre) et Noël.


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