Tetra Tech se concentre sur l'Amérique du Nord

Offert par Les Affaires


Édition du 04 Octobre 2014

Tetra Tech se concentre sur l'Amérique du Nord

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Édition du 04 Octobre 2014

Les méthodes de travail n'étant pas toutes les mêmes dans les nouveaux marchés nord-américains de Tetra Tech, les ingénieurs québécois doivent faire preuve de polyvalence. Au Canada anglais et aux États-Unis, la tendance dans les travaux en bâtiments publics est à la collaboration entre les ingénieurs et les architectes et, parfois, les entrepreneurs. «Avec Tetra Tech, nous commençons à prendre ce mode de réalisation en considération. À mon avis, il fera son chemin jusqu'au Québec avec le temps», indique Denis Harvie.

L'objectif d'une telle planification est de pouvoir offrir au client non seulement l'ingénierie, mais aussi la conception, l'approvisionnement et la construction. Tetra Tech a présenté des soumissions selon cette formule au Québec et s'est déjà portée acquéreur d'un entrepreneur albertain pour ses travaux sur les oléoducs de TransCanada. Le concept pourrait aussi être repris pour le nouveau pont reliant les villes de Windsor et de Detroit, un projet auquel la firme est censée participer.

Éthique accentuée

L'acquisition de BPR par le groupe américain s'est aussi traduite par l'implantation d'un rigoureux protocole d'éthique. «L'éthique était déjà importante pour nous, mais nous avons insisté encore plus sur ce point. Tous les employés qui sont passés de BPR à Tetra Tech ont été évalués et ont suivi des formations sur l'éthique ; le dossier d'un candidat est examiné avant chaque embauche et nous avons un avocat d'entreprise responsable de l'éthique», énumère Denis Harvie.

Sans surprise, la commission Charbonneau sur les allégations de collusion et de corruption dans l'industrie de la construction a entraîné une baisse des revenus dans le secteur municipal pour Tetra Tech, les instances publiques ayant été moins disposées, ces dernières années, à accorder des contrats. Le prix des métaux a quant à lui chuté, ce qui a engendré une pression de plus sur les activités de la firme. «Les projets commencent à reprendre, petit à petit. En contrepartie, nous avons connu une forte croissance dans le nombre de projets menés à l'extérieur de la province depuis 2010», souligne le patron de Tetra Tech au Québec. La firme a 9 000 projets en cours un peu partout en Amérique du Nord, dont la durée peut osciller entre deux jours et plusieurs années. De quoi donner du travail aux quelque 1 400 employés québécois de l'entreprise.

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