Certification Well: travailler au bien-être

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Avril 2019

Certification Well: travailler au bien-être

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Avril 2019

Ædifica fait partie des 12 projets québécois qui travaillent à obtenir la certification Well, qui se base sur la santé et le bien-être des êtres humains.

ESPACES DE TRAVAIL. Tous les midis, les employés d'Ædifica se regroupent dans l'invitant bistro du bureau d'architectes, où le chef cuisinier y conçoit chaque semaine un menu pour l'équipe. Cette ambiance chaleureuse se dégage partout dans les espaces modernes de plus de 20 000 pieds carrés de la firme. Et c'est en partie grâce aux exigences Well, sur lesquelles l'entreprise travaille depuis février 2018, afin d'obtenir la certification possiblement d'ici la fin de l'année.

Ædifica fait partie des 12 projets québécois enregistrés sur les 1 326 de partout dans le monde. Aucun n'a encore été certifié au Québec. «On a vraiment le développement durable à coeur, dit Maude Pintal, chargée de projet en développement durable et responsable du dossier Well. On essaye même d'intégrer les critères Well dans la conception de tous les jours, peu importe si notre client vise ou non la certification.»

Contrairement à la certification LEED, qui pense aux édifices, la certification Well se soucie des occupants de ces édifices. Et les deux vont de pair. Créée en 2014 par l'International Well Building Institute (IWBI), Well évalue des centaines de concepts qui reposent sur dix fondements : l'eau, l'air, l'alimentation, la lumière, l'acoustique, l'activité physique, l'esprit, la communauté, la température et les matériaux.

«Nos standards révolutionnent la façon dont les gens pensent aux édifices. Ils explorent comment optimiser le design, les opérations et les comportements, afin d'améliorer la santé et le mieux-être des occupants des espaces de travail, de vie et d'éducation», explique Rachel Gutter, la présidente de l'IWBI.

Les coûts pour devenir certifié

Ædifica a déboursé 1 800 $ pour enregistrer son projet. Une fois les critères atteints, la firme devra payer 1 650 $ de frais de certification renouvelables aux trois ans.

Outre ces deux frais de base, calculés en fonction de la superficie des projets, les entreprises doivent bien évidemment investir pour adapter leur espace de travail aux normes Well. Ce montant est propre à chaque projet, selon les stratégies mises en place, la superficie et la vision liée au mieux-être des employés.

Ædifica a une longueur d'avance puisque le bureau est certifié Leed depuis son déménagement au centre-ville de Montréal en 2009. Il répond donc aux critères acoustiques, d'air et de luminosité. La firme a d'ailleurs investi environ 6 500 $ pour tester leur qualité.

«Well met beaucoup l'accent sur les ressources humaines, et on a déjà instauré des politiques de voyage et de santé, des cours de yoga, l'entretien de vélo, le paiement de la carte Opus, l'alimentation saine, etc., ajoute Mme Pintal. Ce qu'il nous reste à adapter, ce sont les méthodes de travail qui évoluent.»

L'entreprise injecte environ 6 $ du pied carré dans sa stratégie, pour notamment aménager des espaces de détente, ajouter des points d'eau, réduire davantage la transmission sonore et rendre une partie du mobilier ajustable afin de diminuer la sédentarité. Mme Pintal teste d'ailleurs un modèle de table ajustable, alors que sa voisine teste un pédalier elliptique installé à ses pieds.

«On investit dans l'individu, puisqu'on passe 90 % de notre temps à l'intérieur. Et le rendement de l'investissement se réalise en moins d'une année. Les employés, qui représentent 92 % des coûts liés aux bâtiments, sont en meilleure santé et affichent un taux d'absentéisme réduit», explique-t-elle en faisant référence au Sustainable Building Technical Manual, un guide réalisé en 1996 par Public Technology Inc. sur le design et la construction d'édifices verts.

Dans l'air du temps

Le bien-être des humains est une tendance en pleine croissance, mais encore faut-il l'assimiler dans la culture organisationnelle des entreprises. Ce que l'architecte Guy Favreau considère comme «un long changement».

«On doit l'intégrer à notre façon d'être, continue le vice-président du développement durable d'Ædifica. [La certification Well] est une extension de la transformation culturelle qu'on est en train de vivre, c'est-à-dire manger et boire santé, notre bien-être...», constate celui qui a participé au développement du Technopôle Angus, le premier projet canadien à recevoir la certification LEED-ND Or.

Mme Pintal a réalisé l'importance de cette transformation alors qu'elle s'est aperçue que les employés réclamaient d'eux-mêmes des solutions de bien-être. «Ils sont sensibilisés au fait qu'on veuille les aider, donc ils sont moins gênés de demander des éléments de confort», note-t-elle.

Avant même d'être entièrement atteints, les critères Well présentent déjà un effet sur le bien-être des employés d'Ædifica, en favorisant notamment une cohésion. «Quand le chef part en vacances, plus personne n'utilise le bistro. Les gens mangent à leur bureau ou à l'extérieur. Donc, oui, on les nourrit bien, mais ça nous permet aussi de prendre notre pause dîner, de décompresser, de socialiser. Ce qui crée une ambiance où à peu près tout le monde se connaît.»


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