Une communauté d’entraide chez les femmes

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Octobre 2016

Une communauté d’entraide chez les femmes

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Octobre 2016

Nathaly Riverin, présidente et chef de la direction de Femmessor.

En 2015, seulement 15,8 % des Québécoises avaient l'intention de se lancer en affaires, comparativement à 24,6 % des hommes, selon l'Indice entrepreneurial. L'entrepreneuriat féminin est encore un enjeu aujourd'hui. Les organismes de soutien l'ont bien compris et se multiplient pour accompagner et appuyer les femmes dans leurs projets entrepreneuriaux.


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L'annonce récente de la mise en place d'un fonds de 19 millions de dollars par Fondaction, le gouvernement du Québec - chacun investit 8 M$ dans le fonds - et Femmessor illustre cette mobilisation. «Cela nous permettra d'accorder des prêts plus importants», dit Nathaly Riverin, présidente et chef de la direction de Femmessor.


L'organisme en profite pour changer ses critères de sélection et ouvrir ses prêts aux femmes propriétaires d'entreprise à partir du moment où elles possèdent minimalement 25 % du capital, alors qu'auparavant elles devaient forcément détenir une participation majoritaire.Le recensement exhaustif des bourses, aides financières et organismes spécialisés dans le soutien aux femmes en affaires est quasi impossible tant ils sont nombreux et mouvants.


Nouveaux acteurs


Régulièrement, de nouveaux acteurs émergent, comme l'organisme créé par Maryse Lavoie en avril, La Force au féminin.


Il y a un an, Stéphanie Fernandes a, quant à elle, créé le Centre Leaders au Féminin, une structure privée qui vise à mettre sur pied une communauté d'entraide pour les femmes entrepreneures de 30 à 50 ans, particulièrement en dehors de Montréal. Le Centre offre, outre une salle de conférence et des bureaux payants, une quarantaine de formations dispensées par des expertes dans leur domaine, à prix modique (50 $ pour les non-membres).


«Quand on lance une entreprise, on n'a pas le budget pour payer des formations coûteuses, et pourtant, on a plus que jamais besoin de formations et d'informations. Or, les femmes vivent des réalités similaires, elles peuvent faire bénéficier les autres de leur expertise», explique Stéphanie Fernandes, elle-même chef d'une entreprise de conseils vestimentaires, SF Style.


Cette profusion d'organismes, Nathaly Riverin, qui considère Femmessor comme la porte d'entrée pour les femmes entrepreneures vers l'ensemble des aides qui leur sont consacrées, ne la voit pas d'un mauvais œil : «Il y a tellement de travail à faire quand on regarde le nombre très limité de femmes à la tête des plus grandes entreprises du Québec qu'on n'est jamais trop nombreux».


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