Luc Boileau évoque d'autres assouplissements, une semaine à la fois

Publié le 27/01/2022 à 16:07

Luc Boileau évoque d'autres assouplissements, une semaine à la fois

Publié le 27/01/2022 à 16:07

Par La Presse Canadienne

Il n’a pas précisé quelles pourraient être les prochaines étapes d’un déconfinement. (Photo: La Presse Canadienne)

Le directeur national de santé publique, Luc Boileau, estime que des indices à la baisse des nouvelles hospitalisations permettent d’entrevoir certains autres assouplissements une semaine à la fois.

Lors d’une conférence de presse exempte de dirigeants politiques, jeudi, M. Boileau a dit croire que d’autres annonces pourraient suivre après les assouplissements annoncés par le gouvernement pour le 31 janvier, comme la réouverture des restaurants et des activités sportives pour les jeunes et le 7 février pour les cinémas et les salles de spectacle.

Il n’a pas précisé quelles pourraient être les prochaines étapes d’un déconfinement, tout en martelant l’importance des taux de vaccination.

«Plus vous allez vous faire vacciner, plus vous allez chercher votre troisième dose, plus on va s’en sortir», a-t-il affirmé.

Concernant les gens qui auraient contracté le virus après avoir reçu deux doses d’un vaccin, M. Boileau a dit qu’ils pourraient attendre de huit semaines à trois mois avant une dose de rappel. Toutefois, avec certains symptômes et un simple test rapide, «dans le doute (sur une réelle contamination), allez chercher la vaccination», a suggéré M. Boileau, disant qu’il n’y voyait pas de risque important.

Il a aussi dit qu’il ne fallait pas compter sur les médicaments antiviraux «pour passer à l’autre étape» d’un retour progressif à la normale.

Le nombre d’hospitalisations devrait diminuer

Les hospitalisations devraient être en baisse marquée d’ici deux semaines, mais pas assez pour sortir le réseau du niveau 4 de délestage, le niveau maximum où il se trouve présentement.

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a rendu publiques jeudi ses projections pour les deux prochaines semaines, mais celles-ci sont basées sur les données en date du 21 janvier, soit vendredi dernier. L’INESSS prévient donc que «les intervalles de confiance de ces projections sont assez larges», ce qui signifie que la marge d’erreur est grande, et ce, dans les deux sens.

De plus l’Institut note que ces projections ne tiennent pas compte de la rentrée scolaire qui a eu lieu le 17 janvier et dont l’impact sur la pandémie à terme n’est pas encore connu, d’où son avertissement que ses projections «doivent être interprétées avec prudence».

En détail, l’INESSS s’attend, d’ici à deux semaines, à ce que le nombre d’hospitalisations diminue d’environ 170 par jour. Cette réduction devrait se traduire par une occupation de lits réguliers occupés par des patients COVID d’environ 2500, comparativement à 3153 en date de jeudi.

Bien que cette diminution soit significative, l’INESSS précise bien que ce niveau est «toujours au-delà du niveau 4» de délestage tel que le définit le ministère de la Santé.

Du côté des soins intensifs, l’organisme entrevoit une occupation d’environ 250 lits, alors que ce nombre était de 235 jeudi à la suite d’une baisse de 17 par rapport à mercredi.

Enfin une baisse

Par ailleurs, le portrait de la situation durant la semaine du 15 au 21 janvier présenté par l’INESSS souligne à grands traits que « pour la première fois depuis plus de deux mois, le nombre d’hospitalisations était en baisse de 23% par rapport à la semaine précédente » et que cette baisse «s’observe dans tous les groupes d’âge et dans toutes les régions».

L’Institut note que le pourcentage des personnes hospitalisées qui nécessitent un séjour aux soins intensifs (11%) demeure stable, ce qui tend à donner raison à ses projections, qui font aussi état d’une stabilité en nombre absolu, bien que si le nombre absolu demeure stable et que les hospitalisations diminuent, cela se traduira par une augmentation du pourcentage.

Enfin, l’INESSS précise que «plusieurs personnes sont hospitalisées pour une raison autre que la COVID, mais sont ensuite déclarées positives (diagnostic secondaire) lors de leur admission ou durant leur séjour. Cette proportion pourrait représenter près de 50% des lits réguliers et plus de 25% des lits aux soins intensifs».

 

Sur le même sujet

À la une

Identité numérique: passage obligé par la plateforme «prime aux bogues»

En entrevue avec Les Affaires, Éric Caire a abordé certaines craintes liées à l'identité numérique dont la surveillance.

Soulignez-vous équitablement les bons coups de vos employés?

RHÉVEIL-MATIN. La moindre apparence de traitement inéquitable suffit pour créer un sentiment d’exclusion chez certains.

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Mis à jour il y a 23 minutes | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés mondiaux continuent leur baisse avec des craintes sur la croissance.