Bourse: les indices reculent, la Baie à un creux

Publié le 09/01/2017 à 10:45, mis à jour le 09/01/2017 à 16:35

Bourse: les indices reculent, la Baie à un creux

Publié le 09/01/2017 à 10:45, mis à jour le 09/01/2017 à 16:35

Par AFP

Wall Street a terminé sans tendance lundi, faisant preuve de prudence après sa nette hausse du début de l'année et dans l'attente des premiers résultats d'entreprises en fin de semaine: le Dow Jones a perdu 0,38% mais le Nasdaq a pris 0,19%.

Voici l'état de la situation à la fermeture:

  • À Toronto, le S&P TSX baisse de 0,69% ou 107 points à 15389 points
  • Le S&P 500 baisse de 0,35% ou 8 points à 2269 points
  • Le Dow Jones recule de 0,38% ou 76 points à 19887 points
  • Le Nasdaq avance de 0,19% ou de 10 points à 5531 points
  • Le dollar canadien gagne 0,09% à 75,60 cents
  • L'or s'échange actuellement à 1182 $US en hausse de 0,73%
  • Le baril de brut WTI recule de 3,95% à 51,86$US

«Je pense que les opérateurs ont du mal à justifier de passer au dessus des 20.000 points pour le Dow Jones à cause de ce que cela représenterait en termes de valeur», a indiqué Sam Stovall de CFRA.

Toujours sur sa lancée post-électorale, l'indice vedette de la Bourse de New York a frôlé vendredi le cap symbolique des 20.000 points mais sans parvenir à le franchir.

Le Dow Jones, tiré par les valeurs financières, a avancé d'environ 9% depuis l'élection de Donald Trump, dans l'espoir d'un regain de croissance grâce aux mesures promises de baisses d'impôts, de baisse des réglementations sur les entreprises et de dépenses budgétaires.

A l'inverse, le Nasdaq, qui comporte de nombreuses valeurs technologiques plus exposées à l'international et a moins bénéficié de cette hausse post-électorale, a mieux tiré son épingle du jeu lundi.

«Il se passe une rotation. Après plus de six semaines de hausse, les investisseurs regardent ce qui n'a pas bougé», a expliqué Art Hogan de Wunderlich Securities.

Au delà de ce mouvement, la Bourse de New York manquait surtout de carburant sur le plan des indicateurs, les investisseurs n'ayant pris connaissance en cours de séance que d'une hausse plus forte que prévu au mois de novembre du crédit à la consommation.

Le réveil de Wall Street pourrait venir de l'ouverture de la saison des résultats trimestriels et annuels d'entreprises, avec vendredi les chiffres de plusieurs grandes banques: Bank of America (-0,57% à 22,55 dollars), JPMorgan Chase (+0,07% à 86,18 dollars) ou Wells Fargo (-1,45% à 54,24 dollars).

Le marché obligataire avançait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,372% contre 2,420% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,962% contre 3,005% précédemment.

Titres en action

Parmi les titres en action, Groupe Jean Coutu(Tor., PCJ.A) prend 0,83%. Le titre voit sa cible légèrement relevée par Keith Howlett, de Desjardins Marché des capitaux. L’analyste la fait passer de 20 à 21$, tout en maintenant sa recommandation de conserver le titre. M. Howlett souligne que les résultats du troisième trimestre ont été solides au chapitre de l’exploitation des pharmacies. Cependant, la division de médicaments génériques Pro Doc devrait souffrir des mesures mises en place par Québec touchant le secteur privé des génériques pour les trois à cinq prochaines années.

Drew McReynolds, de RBC Marchés des capitaux, abaisse sa recommandation pour le géant des télécommunications BCE(Tor., BCE) de surperformance à neutre, tout en faisant passer sa cible de 61$ à 60$. L’analyste a révisé sa thèse d’investissement établie en 2015(amélioration des marges de la division média et de la rentabilité de la téléphonie fixe, entre autres) et il voit moins de facteurs de différentiation des autres acteurs de l’industrie qu’à l’époque. Le titre devrait donc afficher une performance similaire aux autres sociétés du secteur. L'action baisse de 1%.

En revanche, l’analyste relève sa recommandation pour le titre de Québecor(Tor., QBR.B) à «top pick», soit celui qu’il favorise le plus dans le secteur des télécommunications. Il relève aussi sa cible pour la faire passer de 43$ à 44$. Le titre prend 2,01%.

L'action de la chaîne de magasins La Baie(Tor., HBC) se replie de 3,95%, touchant un nouveau creux depuis son retour en Bourse.

UnitedHealth recule

Parmi les valeurs américaines, Fiat Chrysler (FCA), qui a annoncé dimanche sa volonté d'investir un milliard de dollars d'ici à 2020 dans deux de ses usines dans le Michigan et l'Ohio où seront créés 2.000 emplois, prenait 1,44% à 10,56 dollars sur sa cotation à New York.

Le fabricant d'aliments pour animaux de compagnie VCA prenait 28,29% à 90,79 dollars après l'annonce de son acquisition par le géant de l'agroalimentaire Mars (non coté) pour un montant total de 9,1 milliards de dollars dette comprise, soit 93 dollars par action.

Membre du Dow Jones, le groupe d'assurances UnitedHealth perdait 0,28% à 161,95 dollars après avoir fait part du rachat de Surgical Care Affiliates (+16,21% à 56,65 dollars) par l'une de ses filiales pour 57 dollars par action.

La chaîne de magasins de vêtements Urban Outfitters baissait de 1,90% à 26,90 dollars. Le groupe a vu ses ventes augmenter de 3% au cours des deux derniers mois de l'année 2016, et de 1,5% à périmètre comparable.

Le géant du fast-food McDonald's reculait de 0,27%. Confronté à une concurrence acérée et à une érosion du marché, le groupe cède le contrôle de ses opérations en Chine, mais garde l'ambition d'accroître de 50% son réseau de restaurants franchisés dans le pays pour environ 2 milliards de dollars.

Vendredi, la Bourse de New York avait progressé et signé plusieurs records à la faveur de chiffres biens accueillis sur l'emploi américain: le Dow Jones avait pris 0,32%, ratant d'un cheveu les 20.000 points, et le Nasdaq 0,60%.

Dans l'immédiat, Wall Street semblait marquer le pas lundi après un début d'année prometteur et surtout une forte progression dans la foulée de l'élection de Donald Trump en novembre.

«Il y a beaucoup de turbulences, ce qui contribue à à une tonalité plutôt prudente pour débuter la semaine, la considération entêtante que le marché des actions va connaître une période de consolidation n'étant pas des moindres», a indiqué Patrick O'Hare de Briefing dans une note.

Parmi les incertitudes citées par les analystes, figuraient notamment les propos de la Première ministre britannique Theresa May laissant entendre dimanche qu'elle donnerait la priorité au contrôle de l'immigration en provenance de l'Union européenne, sur l'accès au marché unique européen lors des négociations sur le Brexit.

Surtout, la Bourse de New York manquait de carburant, en l'absence d'indicateur économique aux Etats-Unis, à part des chiffres sur les crédits à la consommation, attendus en cours de séance.

Par ailleurs, l'approche de la saison des résultats, avec la publication des chiffres trimestriels et annuels de plusieurs grandes banques vendredi, n'incitait guère les investisseurs à prendre des positions.

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