Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 25/05/2022 à 07:56, mis à jour le 25/05/2022 à 07:58

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 25/05/2022 à 07:56, mis à jour le 25/05/2022 à 07:58

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés attendaient mercredi prudemment la publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed), sans oublier les risques géopolitiques et de récession.

Les Bourses européennes étaient hésitantes: Londres prenait du terrain alors que Francfort et Paris en perdaient, la place parisienne pâtissant d'un secteur du luxe dans le rouge.

À New York, la même tendance peu marquée devrait suivre: les contrats à terme des principaux indices de Wall Street affichaient une baisse.

 

Les indices boursiers à 07h52

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones lâchaient 156,00 points (-0,49%) à 31 724,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 cédaient 20,75 points (-0,53%) à 3 919,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq descendaient de 76,00 points (-0,65%) à 11 695,00 points.

À Londres, le FTSE 100 avançait de 13,24 points (+0,18%) à 7 497,59 points. À Paris, le CAC 40 retraitait de 16,42 points (-0,26%) à 6 236,72 points. À Francfort, le DAX retraitait de 36,31 points (-0,26%) à 13 883,44 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a diminué de 70,34 points (-0,26%) à 26 677,80 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a progressé de 59,17 points (+0,29%) à 20 171,27 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain affichait une hausse de 1,35 $ US (+1,23%) à 111,12 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord haussait de 1,05 $ US (+0,92%) à 114,61 $ US.

 

Le contexte

«Les marchés des actions et des obligations sont soumis à une forte pression liée à une remontée des taux réels, une inflation toujours élevée et une dégradation des perspectives économiques», résume Benjamin Melman, directeur de l'investissement chez Edmond de Rothschild Asset Management.

Les statistiques économiques commencent à donner une petite idée de l'impact de la guerre en Ukraine, des confinements en Chine et du durcissement des conditions financières.

Ces derniers temps, des signaux moins bons qu'attendu pour l'économie américaine ont déçu les attentes des investisseurs.

Or, le marché ne peut plus compter sur le soutien monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour compenser les mauvaises nouvelles.

Face à une inflation galopante, la Fed est en train de durcir les conditions financières depuis mars, notamment en relevant ses taux directeurs. De nouvelles hausses de taux devraient être décidées lors des deux prochaines réunions, mi-juin et fin juillet.

Les investisseurs s'interrogent sur l'intensité de ce resserrement et estiment qu'une politique agressive de hausses de taux de la Fed pourrait être un facteur de risque pour les marchés.

Ils éplucheront avec soin le compte-rendu de la réunion du mois de mai de la Réserve Fédérale américaine, qui sera publié dans la soirée, pour avoir des indications sur sa stratégie.

En zone euro, le programme de hausse de taux pourrait commencer en juillet et la Banque centrale européenne a prévenu que les hausses de taux d'intérêt qui se profilent au cours des prochains mois risquaient de constituer un «défi» pour les États et entreprises très endettés.

L'euro reculait dans la foulée par rapport au dollar américain, cédant 0,65% à 1,0666 $ US pour un euro, s'éloignant de son sommet en un mois atteint la veille à 1,0749 $ US.

Sur le marché obligataire, le repli des taux, qui traduit des craintes sur l'économie, apportait peu de soutien aux actifs risqués.

Les actionnaires du géant pétrolier TotalEnergies ont validé à 88,89% le rapport présentant la stratégie climat du groupe, qui a suscité des réserves de plusieurs actionnaires et la mobilisation de plusieurs ONG en marge de son assemblée générale. Avant l'AG, le groupe a annoncé avoir acquis 50% du producteur américain d'énergies renouvelables Clearway Energy Group auprès du fonds Global Infrastructure Partners (GIP).

L'action gagnait 2,75% à 53,89 euros vers 7h00, heure du Québec, plus forte hausse de l'indice CAC 40.

L'énergéticien britannique SSE rebondissait de 6,12% à 1 874 pence, porté par la publication d'un bénéfice net en hausse d’un tiers à 3 milliards de livres pour son exercice annuel décalé, après une chute de près de 8% la veille sur la perspective d'une taxe sur les profits exceptionnels du secteur envisagée par le gouvernement.

À Francfort, le secteur énergie était bien orienté aussi avec EON (+0,71% à 9,90 euros) et RWE (+2,32% à 42,38 euros).

Les prix du pétrole étaient en hausse mercredi, avant la publication des stocks de brut américain, l'Union européenne se rapprochant d'un accord sur un embargo, malgré l'opposition hongroise qui persiste.

Le bitcoin montait de 0,91% à 29 697 $ US.

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