Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 16/09/2021 à 08:06

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 16/09/2021 à 08:06

(Photo: Getty Images)

Wall Street s'annonçait en petite baisse à l'ouverture, après une clôture dans le rouge des marchés asiatiques, tandis que les Bourses européennes naviguent à contresens affichant de solides progressions.


Les indices

Aux États-Unis, vers 8h00, les contrats à terme du Dow Jones diminuaient de 79 points, ou de 0,23%, à 34 770 points. Ceux du S&P 500 diminuaient de 9,25 points, ou de 0,21% à 4 448,25 points alors que ceux du Nasdaq descendaient de 58 points, ou de 0,37%, à 15 457,75 points.

En Europe, les résultats étaient à la hausse. À Londres, le FTSE 100 prenait 0,36%. À Paris, le CAC 40 haussait de 1,01% et à Francfort, le DAX augmentait de 0,50%.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a diminué de 0,62% et le Hang Seng de Hong Kong a perdu 1,46%.

 

Le contexte

En Asie, les marchés ont reculé face aux inquiétudes concernant les répercussions d'une faillite du géant de l'immobilier chinois Evergrande. La consultation publique du gouvernement de Macao visant à un plus grand contrôle politique sur l'industrie du jeu et les mauvaises statistiques concernant l'économie chinoises publiées mercredi s'ajoutent au pessimisme ambiant. 

«Les acteurs du marché deviennent de plus en plus prudents et réagissent aux évènements en Chine et à l'évolution de la conjoncture aux États-Unis avec davantage de prises de bénéfices», estime Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

«Les données américaines sont à nouveau au centre de l'attention et devraient déclencher des réactions sur les marchés actions», prévoit-il. 

Ce jeudi, sont effectivement attendues aux États-Unis des statistiques sur les ventes au détail en août, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage et l'indice manufacturier de la région de Philadelphie.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, les ventes au détail «pourraient révéler une baisse mensuelle de 0,8% en août. Mais des données faibles ne devraient guère saper le moral, après un apaisement des craintes» liées à la réduction du soutien de la Réserve fédérale américaine (Fed), permis par «les chiffres de l'inflation américaine de mardi», ressortis moins élevés qu'attendu.

Une autre source d'inquiétude pourrait être la nette hausse des prix de l'énergie, notamment en France et au Royaume-Uni, mais aussi dans le reste du monde, essentiellement en raison de la reprise économique post-COVID.

Dans le domaine géopolitique, les États-Unis, qui cherchent à renforcer tous azimuts leurs alliances face à la Chine, ont annoncé mercredi avec l'Australie et le Royaume-Uni un vaste partenariat de sécurité dans la zone indopacifique. 

Cette annonce spectaculaire a été fustigée par la France, qui voit torpiller un gigantesque contrat de fourniture de sous-marins conventionnels à l'Australie. Et la Chine a dénoncé la vente «extrêmement irresponsable» de sous-marins américains à propulsion nucléaire à l'Australie.

Un discours de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, devant l'école de commerce française HEC, complète l'agenda. 

L'action Lagardère s'envolait de 19,24% à 23,24 euros, au lendemain d'une annonce du géant des médias Vivendi, qui compte lancer une OPA sur le groupe Lagardère, en plus du rachat des parts (18%) du fonds Amber Capital.

Vivendi était de son côté stable (+0,16%) à 31,76 euros.

Thales peu inquietThales (+0,88% à 82,60 euros) a confirmé ses objectifs financiers en dépit de la rupture par l'Australie du contrat pour la fourniture par la France de 12 sous-marins dans lequel l'électronicien de défense était impliqué.

Conséquence d'un vaste partenariat de sécurité scellé entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, Canberra a annoncé rompre le contrat-cadre de 31 milliards d'euros qui liait l'Australie au français Naval Group, dont Thales est actionnaire à hauteur de 35%.

La chaîne britannique Marks and Spencer a annoncé la fermeture de 11 magasins en France «au cours des prochains mois», soit plus de la moitié de ses 20 sites dans le pays, en raison de problèmes d'approvisionnement liés au Brexit. Le titre perdait 1,50% à 183,55 pence.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre était en légère baisse (-0,27%) à 75,26 dollars américains à Londres vers 7 h 30, heure du Québec. 

À New York, le baril américain de WTI pour octobre se repliait également de 0,21% à 72,46 $US.

L'euro perdait 0,42% face au billet vert à 1,176 6 dollar américain.

Le bitcoin prenait 0,12% à 48 000 $US.

 

Du côté du pétrole

Vers 8h00, le prix du baril de WTI américain baissait de 0,28% à 72,41 $US et le baril de Brent de la mer du Nord perdait 0,23% à 75,29 $US.

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