Le patron de SNC craint de voir des employés quitter pour des concurrents

Publié le 20/03/2019 à 13:30

Le patron de SNC craint de voir des employés quitter pour des concurrents

Publié le 20/03/2019 à 13:30

Par La Presse Canadienne
Des gens consultent un plan d'ingénieur.

(Photo: 123RF)

En plus de fragiliser SNC-Lavalin (SNC), une interdiction d'obtenir des contrats fédéraux risque de contraindre plusieurs employés à passer dans le giron de concurrents étrangers, croit le président et chef de la direction de la firme d'ingénierie.


C’est ce qu’a indiqué Neil Bruce, mercredi, au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, alors que l’entreprise québécoise est toujours au cœur d’une tempête politique qui continue d’ébranler le gouvernement Trudeau.


Il a estimé que la compagnie n’a jamais, contrairement à certains politiciens, cité l’importance de protéger quelque 9000 emplois au Canada afin de justifier la nécessité de conclure une entente dans le but d’éviter un procès criminel.


Selon M. Bruce, un accord de réparation relève plutôt de l’intérêt public, puisque plusieurs des salariés de SNC pourraient être contraints de se trouver du travail chez les concurrents américains ou européens de la multinationale si cette dernière ne peut soumissionner sur des contrats fédéraux pendant une décennie.


La firme établie à Montréal fait face à des accusations de fraude et de corruption pour des gestes qui auraient été posés en Libye entre 2001 et 2011. Cette affaire a coûté cher au premier ministre Justin Trudeau, qui a vu deux de ses ministres ainsi que son plus proche conseiller démissionner.


Ironiquement, a affirmé M. Bruce, près de 75 % des rivales de SNC ont conclu des accords de réparation, où une entreprise paye une amende salée en plus de respecter une série de conditions en échange d’un abandon des accusations, dans leurs pays d’origine et peuvent obtenir des contrats fédéraux au Canada.


Le grand patron de la firme d’ingénierie a dit qu’il ignorait toujours pourquoi les procureurs fédéraux et l’ex-procureure générale Jody Wilson-Raybould ont refusé de négocier un accord de réparation avec l’entreprise.


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