Crise de la dette américaine: le temps file, avertit Barack Obama

Publié le 15/07/2011 à 11:26, mis à jour le 15/07/2011 à 14:04

Crise de la dette américaine: le temps file, avertit Barack Obama

Publié le 15/07/2011 à 11:26, mis à jour le 15/07/2011 à 14:04

Par La Presse Canadienne

Le président américain Barack Obama a réitéré vendredi son plaidoyer en faveur d'une entente sur le relèvement du plafond de la dette américaine qui comprendrait à la fois des coupes budgétaires et une hausse des revenus fiscaux.

Malgré ce que certains disent, les États-Unis ne sont pas dans la même position que la Grèce et le Portugal, a-t-il expliqué: le gouvernement n'a pas à faire de coupes budgétaires radicales dans l'assurance-santé pour les plus démunis ou dans l'aide financière aux étudiants.

Le président a aussi affirmé que les républicains et les démocrates autour de la table de négociation s'entendaient sur le fait qu'un défaut de paiement n'était pas une option acceptable pour les finances américaines.

Selon lui, il s'agit d'un pas dans la bonne direction, mais il rappelle que le temps presse.

M. Obama a fait valoir qu'on était aujourd'hui dans la position de stabiliser les finances des États-Unis pour les 20 prochaines années.

Le président américain a aussi réitéré qu'il n'était pas fermé à l'idée de réduire de façon significative les dépenses du gouvernement. Mais il faut aussi augmenter ses revenus, a-t-il ajouté. Les millionnaires et les milliardaires devront faire leur part, a-t-il signifié.

Barack Obama a déclaré vendredi que le Congrès avait une "occasion unique" de stabiliser durablement l'économie américaine alors que les négociations avec l'opposition républicaine sur le relèvement du plafond de la dette étaient toujours dans l'impasse.

M. Obama a expliqué que les parlementaires avaient la possibilité de stabiliser l'économie américaine en réduisant les déficits et en relevant le plafond de la dette.

Si aucun accord n'est trouvé d'ici au 2 août, les États-Unis se retrouveraient en situation de défaut de paiement, ce qui signifierait "une hausse d'impôts pour tout le monde" avec une augmentation des taux d'intérêt et une probable crise financière mondiale, a averti le président américain.

Les États-Unis ont atteint en mai leur plafond d'endettement, fixé à 14 300 milliards $, qui représente le montant maximal que l'État fédéral peut emprunter pour financer ses activités. Le pays, première puissance économique mondiale, pourrait faire défaut sur sa dette s'il ne relève pas le plafond d'ici le 2 août.

Les républicains, qui contrôlent la chambre des représentants, refusent un relèvement du plafond tant que les démocrates n'accepteront pas des coupes importantes dans les dépenses afin de réduire le déficit budgétaire. Ils s'opposent également à toute hausse d'impôts.

Lors de sa conférence de presse, la troisième sur ce dossier en deux semaines, M. Obama a assuré que les Américains étaient d'accord avec ses efforts pour rechercher une solution "équilibrée", mêlant baisses des dépenses et hausses d'impôts.

"Nous avons une occasion de stabiliser les finances de l'Amérique pour une décennie, ou 15 ou 20 ans si nous sommes prêts à saisir l'opportunité", a-t-il déclaré. Tout le monde doit être "prêt au compromis", a-t-il affirmé un peu plus tard.

Malgré cinq jours consécutifs de réunions, les dirigeants du Congrès n'ont pas réussi à s'entendre sur un compromis, provoquant l'inquiétude dans les milieux financiers. Au Capitole, les démocrates et les républicains de la Chambre des représentants continuaient à camper sur leurs positions à l'issue d'entretiens à huis clos vendredi.

Les républicains ont également annoncé un projet d'amendement constitutionnel qui obligerait le gouvernement à équilibrer le budget. Barack Obama a rejeté l'initiative. "Nous n'avons pas besoin d'un amendement constitutionnel", a-t-il dit. "Ce que nous devons faire, c'est faire notre travail."

L'agence de notation financière Standard & Poor's a estimé jeudi qu'il y avait une chance sur deux pour qu'elle abaisse la note de crédit des États-Unis dans les trois prochains mois en raison de l'impasse au Congrès.

C'est le deuxième avertissement de la sorte pour les États-Unis. L'agence Moody's a fait savoir mercredi qu'elle révisait la note de crédit de AAA de la dette américaine, craignant que la Maison-Blanche et le Congrès n'arrivent pas à s'entendre avant le 2 août.

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