Citigroup dépasse les attentes malgré les incertitudes économiques

Publié le 15/07/2019 à 10:27

Citigroup dépasse les attentes malgré les incertitudes économiques

Publié le 15/07/2019 à 10:27

Par AFP
Le logo de Citibank sur un bâtiment à New York

(Photo: Getty Images)

La banque américaine Citigroup (C) a annoncé lundi des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, marqués par une hausse de son chiffre d’affaires qui lui a permis d’afficher un gros profit en dépit des craintes de ralentissement économique.

Le bénéfice net a augmenté de 6,9 % à 4,8 milliards de dollars, ce qui s’est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 1,95 dollar contre 1,81 dollar attendu en moyenne par les analystes. 

La troisième banque américaine en termes d’actifs, qui est la première grosse firme financière à publier ses résultats trimestriels, attribue ce bénéfice à une baisse de 2 % des dépenses opérationnelles, un taux d’imposition inférieur à celui auquel elle a été taxée il y a un an et également à un gain exceptionnel de 350 millions de dollars issu de l’acquisition de Tradeweb, une plateforme de courtage électronique.

Dans l’ensemble, Citigroup se réjouit d’avoir enregistré une augmentation de son chiffre d’affaires de 1,6 % à 18,76 milliards de dollars. Les analystes n’anticipaient que 18,49 milliards.

Cette progression des revenus a été bien accueillie à Wall Street où le titre prenait près de 1 % vers 08H30 dans les échanges électroniques de préséance.

L’environnement actuel est défavorable aux banques: guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui rend les entreprises prudentes à tout investissement, craintes de ralentissement économique mondial, baisse des commissions des banquiers conseillant les entreprises dans différentes transactions notamment dans les opérations d’introduction en Bourse, difficultés continues du courtage et surtout l’imminente baisse des taux d’intérêt aux États-Unis qui pourrait affecter les marges des banques.

Citigroup, un des établissements financiers américains les plus exposés aux marchés internationaux, notamment à l’Asie et à l’Amérique latine, semble avoir quelque peu rassuré sur ces différents fronts.

Les recettes ont augmenté de 4,2 % dans la région Asie, et de 3,3 % en Amérique latine, qui comprend le Mexique. En Amérique du Nord, la hausse est de 1,4 % principalement grâce à une hausse de 5 % des dépôts des ménages, tandis que les crédits ont progressé de 3 %.

Dans la région Europe/Moyen-Orient, le chiffre d’affaires a baissé en revanche de 2,7 %.

Autre écueil: le courtage reste en difficulté. Si les revenus générés par cette activité ont augmenté sur le papier de 4 % sur un an, c’est principalement grâce à l’acquisition de Tradeweb.

Les recettes du courtage des produits financiers liés aux obligations, devises et matières premières (Fixed Income ou FICC), vache à lait des banques avant la crise financière, ont ainsi reculé de 4 %.

À la une

Commerce en Asie: ne misons pas tout sur la Chine

07/12/2019 | François Normand

ANALYSE - Exporter, c’est un peu comme investir à la Bourse : il ne faut pas tout mettre ses œufs dans le même panier.

Michel Letellier, ancré dans la collectivité

Édition du 07 Décembre 2019 | François Normand

PDG DE L’ANNÉE – MOYENNE ENTREPRISE. Michel Letellier est assez unique au Québec.

Voici de quoi sont faits les PDG de l'année «Les Affaires»

04/12/2019 | Catherine Charron

BALADO. Prenez des notes. Qui sait, ça pourrait être vous l'an prochain...