Les mid-cap de nouveau attrayantes


Édition du 18 Juin 2016

Les mid-cap de nouveau attrayantes


Édition du 18 Juin 2016

[Photo : Shutterstock]

Après leur léger recul en 2015, les actions américaines de moyenne capitalisation seraient à nouveau attrayantes. Elles se négocient à un multiple à peine plus élevé que les grandes capitalisations, un phénomène rare. Et rien ne devrait les empêcher de continuer d'afficher une performance supérieure à celle des petites et des grandes capitalisations, selon Phil Taller, cogestionnaire de la Catégorie Mackenzie croissance moyennes capitalisations américaines.

Un investissement de 10 000 $ US dans l'indice S&P 400 MidCap le 31 décembre 1995 valait 85 501 $ US 20 ans plus tard, par rapport à 69 307 $ US dans l'indice S&P Smallcap 600 et 48 250 $ US dans l'indice S&P 500, selon la base de données Advisor Workstation 2.0 de Morningstar. Cela s'est traduit par des rendements annualisés de 11,33 % pour les moyennes capitalisations, de 10,16 % pour les petites et de 8,29 % pour les grandes. Et les moyennes capitalisations montrent aussi le meilleur profil rendement/risque sur 20 ans, le risque étant défini ici par les fluctuations du prix de leurs titres en Bourse.

Ces entreprises de taille moyenne, dont la capitalisation boursière se situe habituellement entre 2 et 10 G$ US, se situeraient dans un endroit idéal : elles sont à la fois assez petites pour offrir le potentiel de croissance associé aux petites entreprises, mais assez grandes pour obtenir le capital auquel leur position plus établie et leur équipe de direction plus expérimentée leur donnent accès.

Cela s'est traduit par des bénéfices plus résilients lors des deux dernières périodes de régression économique. Durant celle de 2000-2001, les bénéfices de l'indice S&P Midcap 400 ont chuté de 19 % de leur pic à leur creux, par rapport à un recul de 29 % pour ceux de l'indice S&P 600 Smallcap et de 28 % pour ceux de l'indice S&P 500. Durant la récession de 2008, les bénéfices des moyennes capitalisations ont chuté de 52 % entre leur pic et leur creux, par rapport à une chute de 80 % pour les petites et de 96 % pour les grandes.

Cette résilience dans les marchés baissiers a permis aux bénéfices des moyennes capitalisations de croître à un rythme annualisé de 9,43 % durant ces 20 dernières années, par rapport à 9,75 % pour celui des petites, mais avec moins de volatilité. Les bénéfices des grandes sociétés n'ont crû qu'à un rythme annualisé de 5,82 % durant la même période.

Les sociétés de taille moyenne sont moins suivies par les analystes que les grandes et les gestionnaires en détiennent moins : elles comptaient pour 24 % de la capitalisation boursière totale de toutes les sociétés américaines au 31 décembre 2015, alors qu'elles ne représentaient que 14 % de l'actif de tous les fonds en actions américaines suivis par Morningstar.

La hausse du dollar américain a nui aux grandes entreprises du S&P 500 qui réalisent en moyenne 30 % de leur chiffre d'affaires à l'étranger, par rapport à 19 % seulement pour celles du S&P Midcap 400 : «Même si l'économie américaine n'est pas au mieux, elle s'améliore et est plus forte que bien d'autres. C'est de bon augure pour les moyennes capitalisations, axées davantage sur le marché intérieur», juge Phil Taller.

À ses yeux, la capacité manufacturière des États-Unis reste forte, et sa productivité est excellente par rapport à celle de nombreux pays. Le pays a toujours une culture d'innovation, et plusieurs entreprises sont à la fine pointe de l'automatisation. L'automatisation est une tendance lourde dans le contexte des pressions salariales qui commencent à poindre. Les sociétés du domaine de l'automatisation et d'autres entreprises axées sur la réduction des coûts devraient bien performer dans ces circonstances. C'est pourquoi le secteur des technologies de l'information et celui des produits industriels comptaient respectivement pour 29,4 % et 21 % du fonds au 30 avril.

Outre la Catégorie Mackenzie, il existe maintenant des fonds négociés en Bourse axés sur les moyennes capitalisations américaines. Le iShares S&P U.S. Mid-Cap Index ETF (XMC) et sa version couverte en dollars canadiens (XMH) miment l'indice S&P MidCap 400 et affichent un ratio des frais de gestion de 0,17 %. Le Questrade Russell US Midcap Growth Index ETF Hedged to CAD (QMG) et le Questrade Russell US Midcap Value Index ETF Hedged to CAD (QMV) visent respectivement des sous-ensembles de titres «croissance» et «valeur» de l'indice Russell US Midcap. Ce biais en faveur de l'un ou de l'autre de ces sous-ensembles vous coûtera cinq fois plus cher en frais, soit 0,85 %.

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