La quête infinie de la croissance


Édition du 06 Février 2016

La quête infinie de la croissance


Édition du 06 Février 2016

Alors que les marchés obligataires reflètent l'opinion selon laquelle la croissance mondiale restera faible au cours des années à venir, certains investisseurs continuent sans relâche de chercher la croissance.

«Le climat économique ambiant n'en est pas un de forte croissance, mais il y a toujours des sociétés prêtes à prendre leur essor. Notre tâche est de mettre à contribution les ressources de Fidelity partout dans le monde pour les dénicher. C'est plus difficile dans un environnement de faible croissance, d'où l'importance d'avoir des analystes sur le terrain dans ces différents marchés», explique David D. Wolf, cogestionnaire du Portefeuille Fidelity Croissance mondiale (le Portefeuille) avec Geoffrey Stein. Le tandem a obtenu le Prix Morningstar du meilleur gestionnaire multicatégorie de l'année, le 25 novembre.

La pondération de référence du fonds est de 85 % en actions et 15 % en obligations, avec des écarts de 10 %. La pondération en actions oscillait récemment autour de 87 %. «Cette légère surpondération en actions est aussi présente dans les cinq autres Portefeuilles Fidelity, peu importe leur mandat. Elle reflète notre opinion personnelle et non celle de Fidelity», précise le gestionnaire.

Une approche qui a gagné en popularité

Ces Portefeuilles sont tous composés de fonds Fidelity et sont en fait des «fonds de fonds», une approche qui a beaucoup gagné en popularité auprès des épargnants : les actifs de ces «fonds de fonds» atteignaient 389 milliards de dollars au 30 novembre, soit 31,5 % des actifs totaux de 1 233,9 G$ en fonds communs de placement au Canada. Cette proportion n'était que de 9 % en 1998.

«Généralement, nous structurons le Portefeuille et nous laissons les gestionnaires de chacun des fonds faire leur travail. Autrement dit, nous ne changeons que rarement les fonds comme tels, nous modifions leur poids dans le Portefeuille si les circonstances s'y prêtent», explique David Wolf.

Normalement, les actions canadiennes comptent pour 35 % du contenu en actions du Portefeuille, mais depuis le début de 2015, elles représentent un pourcentage inférieur en raison de la récession technique du premier semestre. Ainsi, les quatre fonds d'actions canadiennes ne constituaient que 24 % du Portefeuille au 30 novembre.

«Au début de 2015, les investisseurs n'escomptaient pas suffisamment les problèmes du Canada causés par la baisse du prix du pétrole et les déséquilibres de son économie. Ils n'accordaient aucune probabilité à une baisse du taux directeur de la Banque du Canada. Nous avons surpondéré les actions, les obligations et les devises étrangères tout au long de 2015», précise David Wolf.

À 30,7 %, la pondération en actions américaines est de peu la plus importante du fonds, et elle est supérieure à une pondération neutre variant de 27 à 28 %. Les deux gestionnaires sont d'avis que l'économie américaine continuera de bénéficier d'une croissance relativement décente et qu'elle n'est pas sur le point d'entrer en récession, comme certains observateurs le craignent. Toutefois, les problèmes ailleurs dans le monde l'empêchent d'atteindre son plein potentiel.

David Wolf estime que ce n'est pas un mauvais environnement pour les actions. Cela signifie que l'économie ne s'emballe jamais et qu'elle ne met pas de pression sur les ressources disponibles, une situation inflationniste qui amènerait une hausse des taux d'intérêt et mettrait fin au cycle en cours.

Marchés émergents : un contrepoids à la sous-pondération en actions canadiennes

Les actions à l'extérieur de l'Amérique du Nord correspondent à environ 30 % du portefeuille : «Nous avons abaissé notre exposition aux actions internationales au cours de la dernière année. Il y a un an, le sentiment à l'égard des actions européennes et japonaises était négatif et nous en avons profité de façon tactique pour augmenter notre pondération. Depuis, ces actions sont devenues populaires auprès des gestionnaires de portefeuille et leur prix a monté. Les défis structurels à long terme en Europe demeurent les mêmes. Il y a désormais de meilleures occasions ailleurs, notamment dans les marchés émergents», croit David Wolf.

Cette surpondération dans les marchés émergents agit un peu comme un contrepoids à la sous-pondération en actions canadiennes, mais offre un meilleur profil rendement-risque que ces dernières, selon lui. «C'est souvent où il y a des problèmes qu'on peut profiter des occasions [les plus favorables]. La crise en Asie en 1998 a été le meilleur moment d'investir dans cette région pour les 10 années qui ont suivi. De même, le moment [le plus opportun] d'investir aux États-Unis a été au coeur de la crise en 2008», rappelle-t-il.

Une partie importante des positions à l'étranger du fonds ne sont pas couvertes contre les fluctuations du taux de change. Récemment toutefois, les gestionnaires ont commencé à les couvrir partiellement. Maintenant qu'il s'est beaucoup déprécié, le dollar canadien traduit mieux les défis de l'économie canadienne.

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