Jusqu'à 200 G$ d'actifs dans cinq ans pour le secteur canadien des FNB

Publié le 05/03/2015 à 14:41

Jusqu'à 200 G$ d'actifs dans cinq ans pour le secteur canadien des FNB

Publié le 05/03/2015 à 14:41

Par Richard Cloutier

[Photo: Shutterstock]

Au cours des cinq prochaines années, le secteur canadien des Fonds négociés en Bourse (FNB) devrait atteindre les 200 milliards de dollars (G$), selon un rapport sur les perspectives des FNB en 2015 publié par BMO Gestion mondiale d’actifs.

Selon ce document publié à la fin du mois de janvier dernier, les particuliers qui négocient traditionnellement des titres sur une base individuelle devraient contribuer grandement à la croissance des FNB en 2015. De même, les conseillers et les gestionnaires de portefeuille devraient davantage utiliser les FNB dans la construction de leurs portefeuilles.

Cette situation s'explique par les changements ayant touchés la réglementation et la fiscalité, l'accentuation de la compétition et du travail à honoraire, selon Alain Desbiens, vice-président, ventes FNB BMO, Est canadien, BMO Gestion d'actifs.

« L'instauration du MRCC2 va favoriser la transparence et les gestionnaires de portefeuille, les conseillers, aiment beaucoup la transparence que l'on retrouve du côté de l'industrie des FNB. Cette transparence leur permet de faire une diligence plus raisonnable dans le choix et la sélection des titres dans la constitution des portefeuilles », a mentionné Alain Desbiens lors d'un entretien avec Finance et Investissement, en marge du Forum exécutif Morningstar sur les FNB tenu à Montréal en février 2015.

Les pressions « qui s'exercent partout dans le monde sur les commissions de suivi intégrées, notamment la suppression de la rétribution des conseillers au Royaume-Uni et en Australie, à quoi s'ajoutent les nouvelles règles sur la divulgation des frais dans le cadre du MRCC 2, le mouvement qui tend vers une rétribution sous forme d'honoraires est bien soutenu par les FNB à faible coût », mentionne aussi le rapport.

Le Canada en mode rattrapage

Pour Alain Desbiens, le manque de compétition explique en partie le fait que l'engouement pour les FNB ait jusqu'ici été plus lent au Canada en comparaison de ce qui se déroule aux États-Unis.

Il y a cinq ans, il était peu question des FNB, mais nous constatons que les médias canadiens, les investisseurs, les firmes de courtage, les acteurs de l'industrie s'intéressent au secteur des FNB, constate-t-il.

« C'est normal, car il y a plus de joueurs. Le nombre de manufacturiers s'est multiplié, on en retrouve maintenant neuf, et l'industrie est davantage compétitive. Il y a trois ans par exemple, nous ne retrouvions pas trois versions du même produit, avec ou sans couverture de devise, ce qui est courant aujourd'hui. En cinq ans, le nombre de FNB offert a été multiplié par quatre », mentionne-t-il.

Ce nombre est passé d'un peu plus de 100 FNB il y a cinq ans à près de 400 aujourd'hui.

Pour l'année 2014, les nouveaux capitaux liés au secteur canadien des FNB se sont élevés à 10,3 G$, soit deux fois plus qu'en 2013, selon les données du rapport. L'actif sous gestion s'est élevé à 76,8 G$, en hausse de 21,7 % par rapport à la fin de 2013.

« Autant du côté des investisseurs que des gestionnaires de portefeuille, nous constatons un plus grand désir de sélection de solutions de type FNB plutôt que de titre individuel, mentionne Alain Desbiens. Plutôt que de faire la gestion de ces obligations individuelles corporatives à haut rendement, les gens se tournent vers des FNB de type revenu fixe ».

Le rapport précise que les investisseurs ont placé plus de 4,3 G$ de nouveaux capitaux dans les FNB de titres à revenu fixe, qui occupent 34 % du marché. La plupart des nouveaux capitaux investis dans les titres à revenu fixe l'ont été dans les obligations de sociétés.

Du côté des FNB d'actions, les nouveaux capitaux se sont élevés à 5,8 G$.

Concernant les FNB d'actions, « l'utilisation de FNB d'actions américaines ou d'actions internationales inscrites au Canada, même s'il est en dollars américains, permet d'éviter la T1135 (le Formulaire T1135 Bilan de vérification du revenu étranger), ainsi que les impôts successoraux américains, le cas échéant », mentionne Alain Desbiens.

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