Titres en action: Fleury-Michon, Rogers, Metro, Netflix...

Publié le 21/04/2021 à 07:36, mis à jour le 21/04/2021 à 13:44

Titres en action: Fleury-Michon, Rogers, Metro, Netflix...

Publié le 21/04/2021 à 07:36, mis à jour le 21/04/2021 à 13:44

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises:

(Repassez nous lire de temps à autre 
pour ne pas manquer de mise à jour)

Le groupe de charcuterie-traiteur Fleury-Michon (ALFLE, 22,30 €) a réduit sa perte nette annuelle en 2020, grâce à ses produits vendus en grande distribution, dont le jambon et le surimi. Le résultat net consolidé s’établit à -30,5 millions d’euros, contre -42,8 millions d’euros en 2019. Il intègre « l’impact négatif des entités cédées courant 2020, dont leur quote-part de résultat net et l’impact de leur cession », précise le groupe, qui a cédé en 2020 sa participation dans la société de plats cuisinés Piatti Freschi Italia (PFI), mise en difficulté par la crise sanitaire.

 

Rogers Communications (RCI-B, 61,87 $) a affiché mercredi un bénéfice du premier trimestre en hausse de 3 % par rapport à la même période l’an dernier, qui comprenait les premières semaines de confinement attribuables à l’arrivée de la pandémie de COVID-19 au Canada. La société torontoise de services sans fil, d’internet et de médias a réalisé un bénéfice net de 361 millions $, soit 70 cents par action, comparativement à un profit de 352 millions $, ou 68 cents par action, pour le premier trimestre de 2020. Le bénéfice ajusté, qui exclut certains éléments non récurrents, s’est établi à 394 millions $, ou 77 cents par action, ce qui s’est révélé supérieur de 16,4 % aux attentes des analystes. Les revenus totaux de Rogers ont totalisé près de 3,49 milliards $ pour le trimestre clos le 31 mars, un chiffre d’affaires aussi supérieur aux prévisions, qui représentait une hausse de 2 % par rapport à celui de 3,42 milliards $ du premier trimestre de l’an dernier.

 

Le géant de l’alimentation et de la pharmacie Metro (MRU, 59,31 $) rapporte mercredi qu’il a dégagé au second trimestre un bénéfice net de 188,1 millions $ comparativement à 176,2 millions $ un an plus tôt. Pendant cette période, ses ventes ont progressé de 5 %, de 3,99 milliards $ à 4,19 milliards $. Les ventes des magasins d’alimentation comparables ont augmenté de 5,5 % pendant que celles des pharmacies comparables ont décliné de 0,8 % du second trimestre de 2020 à celui de cette année. Le bénéfice net dilué par action s’est établi à 0,75 $ au plus récent deuxième trimestre, 8,7 % de plus qu’un an plus tôt. Metro ajoute que le chiffre d’affaires des 24 premières semaines de l’exercice 2021 a atteint 8,47 milliards $ comparativement à 8,02 milliards $ pour la période correspondante de 2020, une hausse de 5,6 %. Le conseil d’administration a déclaré cette semaine un dividende trimestriel de 0,25 $ par action, le même montant que celui déclaré au dernier trimestre.

 

Netflix (NFLX, 549,57 $US) a fini le premier trimestre 2021 avec près de 208 millions d'abonnés payants dans le monde (+14%), soit 2 millions de moins que ce que le géant du streaming vidéo avait promis aux investisseurs. La sanction a été immédiate: son titre perdait plus de 10% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse. «Nous pensons que la croissance de notre base d'abonnés payants a ralenti à cause de la percée de 2020 liée au Covid-19 et aussi à cause d'une offre de contenus plus réduite au premier semestre de cette année, en raison des délais de production dus à la pandémie», a expliqué le groupe californien dans un communiqué. Le chiffre d'affaires de la plateforme a bondi de 24% à plus de 7 milliards de dollars au premier trimestre et son bénéfice net, 1,7 milliard, est largement supérieur aux attentes et plus du double d'il y a un an. Mais malgré cette hausse, «la part de marché de Netflix en termes de revenus liés aux abonnements du streaming diminue», a noté eMarketer dans un communiqué. «Ils avaient 49,4% du total américain en 2018, contre 30,8% attendus d'ici la fin de l'année».

 

Le brasseur néerlandais Heineken (HEIA, 95,78 €) a rebondi au premier trimestre après avoir subi de plein fouet la crise sanitaire avec la fermeture des bars, et mise sur le déploiement des campagnes de vaccination pour retrouver son lustre. Le groupe a publié mercredi un bénéfice net en hausse de 78,7% pour les trois premiers mois de l'année, à 168 millions d'euros, grâce notamment à une hausse des volumes ailleurs qu'en Europe, affactée par les restrictions et les confinements nationaux. Heineken, qui n'a pas publié de chiffres d'affaires, a récemment annoncé la suppression de 8 000 emplois — soit environ 10% ses effectifs — après être tombée dans le rouge en 2020. Ces suppressions de postes s'intègrent dans des efforts plus globaux pour remodeler Heineken, avec l'objectif de réaliser 2 milliards d'euros d'économies d'ici 2023.

 

Le groupe pharmaceutique suisse Roche (ROG, 313,35 francs suisses) a publié mercredi des ventes en léger repli pour le premier trimestre, malgré un bond dans les tests de dépistage du coronavirus. La pandémie a eu un effet contrasté sur le numéro un mondial de l'oncologie. S'il a profité de la vente des tests, il a pâti de la baisse des consultations médicales et hospitalisations pour les cancers, ces opérations étant déprogrammées dans les hôpitaux pour laisser place aux malades du coronavirus. En raison des effets négatifs de changes, son chiffre d'affaires a diminué de 1% par rapport au premier trimestre l'an passé compte tenu de la force du franc suisse, à 14,9 milliards de francs suisses (13,5 milliards d'euros), selon un communiqué. En monnaies locales, ses ventes se sont néanmoins accrues de 3%, a précisé le groupe bâlois, dépassant légèrement les prévisions des analystes interrogés par l'agence suisse AWP, qui tablaient en moyenne sur 14,7 milliards de revenus. Vers 7h20, heure du Québec, le titre s'adjugeait 1,72% à 313,35 francs suisses, soutenant le SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, qui s'appréciait de 0,65%.

 

Le groupe néerlandais de travail temporaire Randstad (RAND, 61,28 €) a fait état mercredi d'un bénéfice net en forte hausse, à 153 millions d'euros, notant une «dynamique positive» malgré les restrictions à travers le monde contre la pandémie de COVID-19. Le bénéfice net s'est établi à 153 millions d'euros, contre 49 millions d'euros à la même période l'an dernier. Le chiffre d'affaires enregistre lui une hausse de 2% en glissement annuel, à 5,53 milliards d'euros, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le groupe indique avoir «continué d'investir dans la croissance» et a «accueilli plus de 1 000 nouveaux collègues», tout en améliorant sensiblement sa productivité, dégageant une marge EBITA en hausse de 64%en glissement annuel.

 

Le titre de la Juventus Turin (JUVE, 0,76 €) s'écroulait mercredi à la Bourse de Milan, avec une baisse de plus de 12%, après la défection des clubs anglais dans le projet de Super Ligue dont le club italien est l'un des instigateurs. L'action de la Juventus, qui avait atteint lundi son plus haut niveau (0,911€) depuis septembre 2020 après l'annonce de la création de cette Super Ligue, a déjà baissé mardi (-4,23%) et était de nouveau orientée à la baisse mercredi matin, à -10,37% (à 0,782€) un peu plus d'une demi-heure après l'ouverture. Les créateurs de la Super Ligue ont réagi à ce départ des clubs anglais en annonçant qu'ils allaient «reconsidérer les étapes les plus appropriées pour remodeler le projet», ce qui s'apparente à une suspension du projet. 

 

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