Les dividendes en santé valent-ils moins cher que les autres ?


Édition du 09 Mars 2016

Les dividendes en santé valent-ils moins cher que les autres ?


Édition du 09 Mars 2016

Vaut-il mieux investir dans une société qui verse un dividende de 4 % ou dans une société qui en attribue un de 2 % ?

Le stratège de la Deutsche Bank David Bianco pose indirectement la question dans une récente note de recherche qui s'attarde à différents secteurs.

«Les dividendes des sociétés de la santé valent-ils moins cher que ceux des sociétés de la consommation de base, des services publics et des sociétés de télécommunication ?» titre la note.

Aux États-Unis, les titres des télécoms offrent en moyenne un rendement de plus de 4 % du dividende. C'est davantage autour de 3,5 % pour les services aux collectivités et les REIT et près de 2,5 % en ce qui concerne les produits de base comme Procter & Gamble ou Colgate Palmolive.

Pendant ce temps, les titres du secteur de la santé, comme Johnson & Johnson et Pfizer, offrent des rendements plus faibles, dont la moyenne se situe à 1,8 %.

Est-il préférable d'investir dans les titres qui offrent le plus ?

Pas vraiment, répond l'analyste.

«De faibles taux d'intérêt et la quête des investisseurs pour des revenus en intérêts ont fait augmenter les ratios cours/bénéfice des sociétés dont les rendements de dividende sont les plus élevés», indique-t-il.

Ainsi, les titres des utilités publiques et des REIT se négocient à près de 17 fois les bénéfices par action prévus pour 2016, et ceux des produits de base, à plus de 21 fois.

Pendant ce temps, le secteur des produits de la santé est à 15 fois le bénéfice anticipé.

«Parce que ce secteur n'est pas cyclique et a un potentiel de croissance plus élevé que n'importe quel secteur non cyclique, nous croyons que ses multiples augmenteront», affirme M. Bianco.

Il souligne qu'à 26 %, la proportion des bénéfices des sociétés de la santé consacrée au paiement du dividende est nettement plus faible que celle des sociétés de pipeline (56 %) et de consommation de base (62 %).

À ses yeux, ce ratio ne peut que grimper avec le temps. Notamment en raison du niveau d'endettement des entreprises du secteur qui, encore une fois, est inférieur à celui des autres sociétés qui versent des dividendes. Le ratio dette/capitalisation boursière est de 12 % dans la santé, alors qu'il s'élève à 15 % dans la consommation et à 71 % dans les pipelines.

Des titres intéressants ?

Quatre font l'objet d'une recommandation d'achat du stratège de la Deutsche Bank et ont un dividende supérieur à 2 %. Il s'agit de Pfizer (PFE, 29,89 $ US ; 3,4 %, cible à 41 $ US), Johnson & Johnson (JNJ, 106,65 $ US ; 2,82 %, cible à 117 $ US), Ely Lilly (LLY, 73,25 $ US ; 2,73 %, cible à 99 $ US) et Abbott Laboratories (ABT, 38,82 $ US ; 2,62 %, cible à 49 $ US).

Suivez François Pouliot sur Twitter @f_pouliot

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