Le moment est-il venu de protéger son portefeuille ?

Publié le 15/04/2015 à 12:44, mis à jour le 15/04/2015 à 13:47

Le moment est-il venu de protéger son portefeuille ?

Publié le 15/04/2015 à 12:44, mis à jour le 15/04/2015 à 13:47

Par Jean Gagnon

(Photo: Shutterstock)

Alors que l’indice S&P 500 s’approche à nouveau de son record historique et que les ratios cours/bénéfices indiquent que les prix des actions ont peut-être atteint leur pleine valeur, des gestionnaires avancent qu’il serait prudent d’accumuler de l’assurance afin de se protéger contre l’éventualité d’une correction importante.

C’est du moins ce que croit Kirk Spano, fondateur de Bluemound Asset Management, une firme de gestion de portefeuilles du Wisconsin, et chroniqueur régulier sur MarketWatch. C’est que pour lui, l’absence d’une croissance économique mondiale suffisante pour soutenir les évaluations boursières atteintes grâce aux politiques extrêmement expansionnistes des banques centrales ne peut que nous conduire à une forte correction des marchés.

«En inondant les marchés financiers de liquidités, les banques centrales ont probablement évité que l’on se retrouve devant une catastrophe déflationniste», explique M. Spano. «En utilisant des cibles d’inflation, ces banquiers centraux croyaient générer également de la croissance économique, mais ils se trompaient» dit-il. Les liquidités se sont retrouvées entre les mains d’un petit nombre d’investisseurs qui les ont utilisées sur les marchés financiers plutôt que d’en faire des investissements dans l’économie réelle, selon lui.

«Actuellement, les bourses, qu’elles soient chinoise, européennes ou américaine, ont atteint un niveau qui laisse croire que la croissance économique mondiale est sur le point de prendre son élan», estime Kirk Spano. «Or, au cours des prochains mois, il est peu probable que la croissance mondiale justifie les ratios cours/bénéfices que de nombreux titres boursiers ont déjà atteint», dit-il.

Pour protéger son portefeuille contre l’éventuelle correction, Kirk Spano suggère d’acheter des options de vente sur le fonds négociés en bourse SPY qui réplique l’indice S&P 500. «C’est là que les bénéfices souffriront le plus du manque de croissance de l’économie mondiale», dit-il.

Peut-être pas si cher

Tous ne partagent pas l’idée que les évaluations boursières atteignent actuellement des niveaux insoutenables. C’est le cas de Viet Buu, président de CTI Capital, qui croit que les multiples actuels d’environ 16 fois les bénéfices aux États-Unis restent à l’intérieur des balises. «Les sociétés ont si bien rationalisé leurs opérations qu’elles ont fait des gains importants en productivité, ce qui nous rend positif pour l’économie durant la deuxième moitié de l’année», dit-il.

La disponibilité des capitaux va continuer de supporter les marchés. Maintenant que la Réserve fédérale (Fed) a mis fin à ses programmes d’assouplissement quantitatif, c’est au tour de la Banque centrale européenne (BCE) de taper vigoureusement sur le même clou, image M. Buu.

De passage en France récemment, il note que toutes les radios et les stations de télé n'en avaient que pour l’emprunt à taux négatif pour un terme d’un an que le gouvernement venait de réaliser. «L’abondance de liquidités ne disparaitra de sitôt», dit-il.

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