Bourse : le Québec inc. continuera de surperformer

Offert par Les Affaires


Édition du 05 Septembre 2015

Bourse : le Québec inc. continuera de surperformer

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Édition du 05 Septembre 2015

Dans ce contexte, les entreprises qui offrent des produits de consommation essentiels, par exemple, sont devenues les assises de bien des portefeuilles canadiens. Or, il se trouve que le Québec regorge de ces sociétés dont le modèle est jugé plus stable. Les titres de consommation représentent environ 40 % du FNB québécois de First Asset.

Les entreprises du Québec qui ont une stratégie de croissance bien établie, qui dépendent du marché américain, qui sont favorisées par un huard affaibli ou qui ont le potentiel de conjurer la faiblesse de l'économie du pays grâce aux acquisitions devraient donc être encore chouchoutées par les investisseurs pendant un certain temps.

La firme d'ingénierie montréalaise WSP Global (Tor., WSP) vient de le montrer en annonçant une acquisition d'envergure en Ontario la semaine dernière. Stella-Jones (Tor., SJ), Cogeco Câble (Tor., CCA), Groupe CGI (Tor., GIB.A), Quincaillerie Richelieu (Tor., RCH), Valeant (Tor., VRX) et GDI Services aux immeubles (Tor., GDI), aux côtés d'Alimentation Couche-Tard, de Dollarama et de Gildan, ont des munitions pour réaliser des acquisitions ou pallier la faiblesse de certains marchés où elles mènent leurs activités. Ce qui n'est pas le cas de la plupart des entreprises du secteur des ressources, qui sont encore à se demander jusqu'à quel point elles doivent réduire leur production et leurs effectifs afin de s'ajuster à une demande en chute libre.

Certes, le jour viendra où les investisseurs jugeront que le vent a tourné et que les titres des producteurs de matières premières ont été trop sévèrement punis. Un tel changement d'humeur ne devrait pas se produire à court terme.

La qualité, obstacle aux bas prix

Être un investisseur québécois a comporté de nombreux avantages ces dernières années, ne serait-ce que par la faible présence d'entreprises de ressources naturelles parmi les poids lourds boursiers de la province. Il y a cependant un inconvénient pour ceux qui regardent avant tout les occasions de placement dans leur propre jardin : le prix.

Malgré les récents soubresauts des Bourses mondiales, les aubaines ne courent pas les rues parmi les sociétés vedettes du Québec inc. Plusieurs titres québécois de qualité sont jugés bien évalués ou chers par les analystes. Un des meilleurs exemples est Dollarama. La chaîne de magasins de produits «bon marché» se négocie à 29,1 fois le bénéfice prévu l'an prochain, un multiple supérieur à sa moyenne historique et à son industrie. En comparaison, sa rivale américaine Dollar Tree (Nasdaq, DLTR) s'échange à 22,6 fois le bénéfice anticipé en 2016, quoiqu'elle affiche une croissance moins rapide de ses bénéfices. Soulignons que l'action de Dollarama se négociait jusqu'à tout récemment au-delà de la cible moyenne de 77,27 $ des analystes sondés par Bloomberg.

Certains titres, comme Groupe Jean Coutu (Tor., PJC.A) et Saputo (Tor., SAP), qui ont historiquement bénéficié d'une évaluation généreuse, sont tombés de leur piédestal ces derniers mois en raison de performances financières moins éclatantes et, dans le cas de la chaîne de pharmacies, de changements réglementaires défavorables. Pour l'investisseur à long terme, il reste à déterminer si ces défis ne sont que passagers. Ou s'il est prêt à payer plus cher pour des titres de qualité aux perspectives plus claires.

Vous aider à vous enrichir

J'amorce avec enthousiasme la rédaction d'une chronique hebdomadaire dans le cahier Investir. En plus de diriger le contenu au quotidien sur LesAffaires.com, je suis avec passion tout ce qui concerne la Bourse depuis 2000. En signant cette rubrique, je souhaite contribuer à vous informer, à vous divertir et à vous aider à prendre les meilleures décisions pour vous enrichir. N'hésitez pas à échanger des idées, à débattre ou à me poser des questions. Bonne rentrée !

À propos de ce blogue

Après près de 16 années passées au journal Les Affaires, dernièrement en tant que chef de publication pour lesaffaires.com, Yannick Clérouin a rejoint en mars 2018 la société de gestion de portefeuilles Medici.

Yannick Clérouin

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