Comment trouver une entreprise à vendre

Publié le 19/12/2018 à 06:45

Comment trouver une entreprise à vendre

Publié le 19/12/2018 à 06:45

(Unsplash)

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BLOGUE INVITÉ. Depuis que j’alimente ce blogue, la question qui m’est posée le plus souvent est: «où trouves-tu des entreprises à vendre?» Plusieurs sont intéressés par le repreneuriat, mais ne savent pas par où commencer. D’autres sont simplement curieux. Peu importe ce qui motive votre intérêt, voici une liste des principales sources que j’utilise pour trouver des entreprises à vendre. 


Le pouvoir du réseau


Reprendre l’entreprise pour laquelle vous travaillez pourrait être une avenue intéressante. Pensez aussi à vos employeurs passés. Vous connaissez déjà ces entreprises et les personnes qui y travaillent, et vous possédez une expertise de cette industrie. Ce sont des avantages intéressants.


Votre réseau est aussi un atout précieux: parlez de votre projet autour de vous, transformez vos amis, collègues et connaissances en ambassadeurs. Les six degrés de séparation s’appliquent ici: votre réseau est plus large que vous ne le pensez. L’opportunité espérée viendra peut-être de l’un de vos proches?


Comptables et avocats


La première personne à qui un cédant parlera de son intention de vendre est son avocat ou son comptable. Cela en fait des ressources précieuses pour les aspirants repreneurs. Les grands cabinets comptables ou d’avocats sont donc de bons endroits pour chercher les entreprises à vendre. N’hésitez pas à informer les comptables et avocats de votre réseau de vos projets et de ce que vous recherchez, ils connaissent les secrets de nombreux entrepreneurs et pourraient présenter votre dossier à des clients qui pensent à leur relève. Certaines firmes ont d’ailleurs monté des départements de courtage en entreprise pour officialiser ce service.


Courtiers en entreprise


Ce qui m’amène à parler des courtiers en entreprise, qui détiennent un portefeuille d’entreprises à vendre. Certaines inscriptions sont affichées sur leurs sites web, d’autres sont confidentielles, il faut donc contacter le courtier pour y avoir accès. Il existe deux manières de travailler avec les courtiers: la recherche passive ou active.


La méthode passive permet d’être inclus dans la liste d’acheteurs potentiels du courtier. Vous devrez soumettre votre dossier d’acheteur (CV, expérience, secteur et type d’entreprise recherchée, valeur, etc.), et lorsqu’une inscription correspondra à votre profil, le courtier pourrait vous contacter. Les frais de courtage sont alors à la charge du vendeur.


La méthode active consiste à embaucher le courtier pour trouver l’entreprise voulue pour vous. Celui-ci élargira sa recherche à toutes les entreprises actives correspondant à vos critères (même celles qui ne sont pas à vendre), et il servira d’intermédiaire. Les frais de courtage sont alors à la charge de l’acheteur. 


Contact direct


Certains experts recommandent d’identifier une entreprise que l’on admire particulièrement et de simplement contacter le propriétaire pour demander s’il est prêt à vendre. Vous vous retrouverez alors devant moins de compétition. Une mise en garde, toutefois, car cette méthode ne fait pas l’unanimité, d’autres experts la déconseillent: si jamais l’entreprise est à vendre sous le sceau du secret, le propriétaire pourrait penser que quelqu’un a brisé la confidentialité à votre avantage, et vous pourriez être pénalisé.


L’Index du CTEQ


Le Centre de transfert d’entreprise du Québec tient à jour une base de données nommée l’Index, dans lequel cédants et repreneurs peuvent s’afficher. Il faut obligatoirement passer par un conseiller du CTEQ pour créer un profil, ce qui bonifie le service (gratuit). Les conseillers sont formés pour accompagner les cédants et les repreneurs, entre autres avec le contenu du profil, le processus de transfert, et ils peuvent même faciliter les premières rencontres. Un répertoire de professionnels du transfert est aussi offert, couvrant 21 expertises dans toutes les régions du Québec.


Sites web


Les sites web spécialisés sont la façon la plus accessible de trouver des entreprises à vendre. Il en existe plusieurs au Québec. Les principaux avantages de ces sites sont qu’ils sont faciles d’accès, et les entreprises qui y sont affichées sont officiellement à vendre. Toutefois, les bonnes occasions s’y font plus rares: il est souvent plus avantageux pour une entreprise de trouver un acheteur de manière plus confidentielle et directe, et plusieurs privilégient le rachat par une autre entreprise (plutôt qu’un individu). La grande visibilité de ces affichages peut aussi faire monter les enchères en attirant plusieurs acheteurs potentiels. 


Acquizition.biz est un répertoire d’entreprises à vendre. Simple et facile à utiliser, il recense actuellement près de 700 entreprises dans 23 secteurs d’activité. Pour consulter les fiches détaillées, il suffit de créer un profil gratuit (ce qui prend environ 2 minutes). On y retrouve des entreprises indépendantes et des franchises, ainsi que des sections pour les demandes de partenariat/financement et un répertoire de professionnels. Des alertes par courriel permettent d’être rapidement informés des nouvelles inscriptions.


Occasions Affaires recense des entreprises québécoises. Le site est bien organisé et permet de trouver des entreprises, des franchises existantes ou de nouvelles franchises, des locaux à vendre ou à louer, et affiche un répertoire de professionnels. On y retrouve surtout des commerces. Des alertes par courriel permettent d’être informés des nouveautés pour une région.


Relation Canada International publie des petites annonces de commerces, d’entreprises, de franchises et d’immobilier commercial à vendre, avec une forte dominance de commerces. Ils sont surtout présents au Québec, mais offrent quelques inscriptions au Canada et à l’international. Les fiches sont ouvertes à tous, sans inscription nécessaire. Une revue imprimée et en ligne paraît aussi quatre fois par année, incluant des articles sur le transfert d’entreprise.


Centris.ca est probablement le site web le plus connu en immobilier, mais saviez-vous qu’on y trouve également une section d’entreprises à vendre? En sélectionnant les inscriptions commerciales et le critère avancé «Type de propriété = Entreprise», vous verrez apparaître sur la carte tous les commerces à vendre à proximité. La plupart des inscriptions correspondent à des commerces vendus avec un bâtiment ou un bail. C’est une excellente ressource pour ceux qui cherchent un restaurant, une garderie, ou un commerce de détail. Toutes les inscriptions sont associées à un courtier.


Certains sites internationaux offrent des sections canadiennes. C’est le cas de BusinessesForSale.com, qui affiche près de 80 occasions d’affaires (franchises et entreprises) de secteurs plutôt variés. Notez que le site est disponible uniquement en anglais. 


Si une franchise vous intéresse, il existe des répertoires spécialisés qui les recensent par territoires et bannières. En voici quelques-uns: OccasionFranchise, Québec Franchise, Franchise Sales (en anglais seulement).


J’y passe rapidement, mais sachez que les sites de petites annonces (comme Kijiji et LesPac) ont des sections d’entreprises à vendre. On y retrouve surtout des commerces locaux.


Avantage concurrentiel


Il existe donc de nombreuses manières de trouver des entreprises à vendre, et il est impossible de savoir à l’avance laquelle nous fournira le bon «lead». Ces derniers temps, j’essaie de sortir plus, je prends le temps de contacter des personnes que j’apprécie et que j’ai moins vues ces derniers mois, voire même ces dernières années. Je me suis créé une routine quotidienne, et je consulte tous les jours les sites web d’entreprises à vendre pour être rapidement informée des nouvelles inscriptions.


Je vous avouerai toutefois qu’à ce jour, ce blogue est l’outil le plus efficace dont je dispose. J’y gagne une visibilité que j’aurais eu du mal à atteindre seule, et il me permet de me démarquer des autres repreneurs.


Étant uniques, nous avons tous des forces, des expériences et des opportunités qui nous permettent de nous démarquer. Cette différence est notre meilleur atout. Une série de circonstances m’ont menée à ce blogue: j’aime écrire, un mandat m’a fait connaître l’équipe de lesaffaires.com, et le repreneuriat gagne en popularité. C’est une chance inouïe, qui ne se serait jamais réalisée si les circonstances avaient été différentes ou si je n’avais pas saisi l’occasion.


Et vous, quels avantages vous permettent de vous démarquer?

À propos de ce blogue

Mélanie Piecha