Entrepreneuriat techno : l’ingrédient magique, c’est le plaisir

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Juillet 2016

Entrepreneuriat techno : l’ingrédient magique, c’est le plaisir

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Juillet 2016

Que faisiez-vous, pendant l’été de vos 12 ans ? Moi, je me souviens que je passais mes journées à jouer. Vous aussi, probablement. Maé et Clémence, elles, ont 12 ans et elles ne jouent pas, mais elles s’amusent énormément.


Cet été, Maé Guignat-Lépinay et Clémence Auclair se consacrent avec passion à leur jeune entreprise, InDaFridge, une application mobile qui aide à lutter contre le gaspillage alimentaire. Au moment de publier ces lignes, elles sont même à San Francisco pour pitcher leur projet au World Pitch Summit, assorti d’une bourse de 10 000 $.


Les deux « meilleures copines » sont en fait finalistes du défi Technovation, un programme international d’innovation technologique destiné aux filles de 10 à 18 ans. Actif dans une quarantaine de pays, Technovation a reçu cette année 794 projets. Seuls 10 sont en finale à San Francisco, dont 4 conçus par des jeunes du primaire, comme Maé et Clémence.


C’est la première fois qu’une équipe du Québec se rend en finale. Stéphanie Jecrois, instigratrice du chapitre montréalais de Technovation, en est très fière, elle qui s’investit dans la promotion de l’entrepreneuriat chez les filles avec une passion aussi vive que celle de Maé et Clémence.


« Les jeunes filles ne sont pas suffisamment exposées aux technologies, déplore-t-elle. C’est ce qu’on veut corriger avec Technovation. Mais en plus, on leur fait découvrir tous les aspects de la création d’entreprise : développer l'idée, la tester par sondage auprès du public cible, monter un plan d'affaires, bâtir son positionnement, évaluer la concurrence. »


Depuis le lancement du défi en octobre 2015, les deux « meilleures copines » ont progressivement fait de la place dans leur horaire d’écolières pour se consacrer à InDaFridge. En plus de leurs devoirs, elles avaient des livrables : plan d’affaires, vidéo de présentation, code source… Deux mentors étaient là pour les aider, Marilyn Teuwen et Vanessa Cherenfant.


Les jeunes entrepreneures évaluent que depuis 6 mois, elles ont passé environ 5 h par semaine à travailler sur le projet. Clémence a même du lâcher le hip-hop. « C’est sûr que c’est un gros investissement, mais ce qui l'a permis, c'est la passion. On consacrait notre temps libre pour quelque chose le fun », explique-t-elle.


Et Maé de renchérir : « Créer une entreprise, c’est un travail, mais un travail le fun ».


Tout est dit. Bonne chance, mesdemoiselles !


 À visionner


Une vidéo présentant Maé et Clémence, réalisée par la chaîne franco-ontarienne TFO dans le cadre de sa série Jeunes d'exception :





Julie Cailliau 
Rédactrice en chef
julie.cailliau@tc.tc


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