Bérard - Vaut-il mieux des banques qui versent des dividendes ou accordent des prêts?

Publié le 18/09/2013 à 16:43, mis à jour le 19/09/2013 à 08:23

Bérard - Vaut-il mieux des banques qui versent des dividendes ou accordent des prêts?

Publié le 18/09/2013 à 16:43, mis à jour le 19/09/2013 à 08:23

BLOGUE – Qu'est-ce qui rapporte le plus à l'économie: une banque qui verse des dividendes aux actionnaires ou une banque qui prête de l’argent ? Les deux, bien sûr. Mais si je vous dis que cela devient difficile. Il faut choisir. Dans la foulée de la crise de 2008, les Accords de Bâle III ont haussé le ratio de réserves exigées aux banques. C’est-à-dire le capital que ces institutions doivent détenir pour assurer les prêts qu’elles consentent. Mais pour hausser le niveau de leurs réserves, ls banques doivent laisser aller quelque chose. Selon le dernier rapport du BIS (Bureau for International Settlements), les banques ont bâti leurs réserves principalement en réduisant les dividendes qu'elles versent à leurs actionnaires.

Le BIS (Bank for International Settlements) vient d’évaluer 82 banques à travers le monde. Voici son constat : les banques ont amélioré leurs ratios, elles conservent davantage de capital.

Comment les banques ont-elles réussi à augmente leurs ratios?

1- elles ont versé moins de dividendes à leurs actionnaires. Entre 2005-2007, ces institutions ont versé 40% de leurs revenus en dividendes. Entre 2010-2012, les actionnaires ne se sont partagés que 27% ;

2- elles prêtent moins, mais plus que si elles avaient versé des dividendes ;

3- elles ont augmenté le coût de leurs prêts c’est-à-dire l’écart (spread) entre l’intérêt versé aux déposants et celui réclamé aux emprunteurs. Ce qui leur permet d’accorder moins de prêt mais d’encaisser autant d’argent.

Qui perd?

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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