Fidel Harper, la dictature et l'éthique

Publié le 19/04/2010 à 12:48

Fidel Harper, la dictature et l'éthique

Publié le 19/04/2010 à 12:48

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Il est tentant d’écrire au sujet de Stephen Harper et de l’éthique comme je l’ai fait récemment sur un autre sujet : Monsieur Harper et l’éthique? Rien à dire…

Lorsque je pense à Monsieur Harper et à l’éthique il y a comme une dissonance… rien n’arrive. La connexion ne passe pas. Ces deux éléments semblent être opposés comme l’eau et le feu.

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Il semblerait d’ailleurs que depuis l’arrivée de Monsieur Harper au pouvoir il s’est écoulé une « éternité éthique »; il y a comme un vide en matière d’éthique en politique fédérale. Par ses actions unilatérales, par ses réponses désinvoltes ou ses absences de réponses Monsieur Harper témoigne d’un mépris flagrant vis-à-vis des citoyens canadiens, de l’éthique et d’un gouvernement éthique; au fil du temps ce mépris mine de manière dangereuse la confiance déjà fragile des citoyens envers lui-même et son équipe.

La récente situation autour de l’ex-ministre Guergis n’en est que la plus récente manifestation.

La semaine dernière Monsieur Harper a décidé de retirer son titre de ministre à madame Guergis, de la congédier du caucus conservateur et de porter plainte à la GRC.

Quels motifs ont poussé Monsieur Harper à agir de la sorte? Aucune idée.

Les éléments que nous avons en main pour apprécier cette affaire nous ont été fournis par les médias mais, en ce qui concerne Monsieur Harper : rien. Ce dernier a même poussé l’arrogance jusqu’à ne pas répondre aux questions des journalistes au sujet de cette affaire.

Monsieur Harper devrait réaliser qu’il dirige un pays démocratique, pas une dictature, et qu’il devrait se faire un devoir de répondre aux questions légitimes de l’opposition officielle et des membres des médias dans ce genre de situations.

Monsieur Harper devrait aussi réaliser qu’à force de banaliser les questions légitimes posées dans l’affaire Guergis il contribue directement à affaiblir la confiance, déjà en berne, des citoyens envers son gouvernement. En quelques mots, monsieur Harper aurait intérêt à réaliser que le maintien de la confiance envers ses troupes n’est pas qu’une tâche à effectuer aux quatre ans.

À moins, bien sûr, que Monsieur Harper n’aspire à vivre dans une dictature…

Fidel Harper, ça sonne bien? Non?

*

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