Un virage réussi pour Miss Versa

Publié le 01/06/2013 à 00:00

Un virage réussi pour Miss Versa

Publié le 01/06/2013 à 00:00

En septembre 2010, Érik Provencher se heurte à un mur. La Baie met fin à l'entente de distribution de sa ligne de vêtements Le Dernier Mec, des boxers, pyjamas et robes de chambre pour hommes fabriqués à Drummondville depuis une dizaine d'années.

«Du coup, je perdais plus de la moitié de mon chiffre d'affaires», se souvient l'entrepreneur de 45 ans.

Afin d'éviter la fermeture, il effectue un virage à 180 degrés. En l'espace de quelques mois, il crée une nouvelle ligne de robes et de sacs à main pour femmes appelée Miss Versa. Près de trois ans plus tard, il est en bonne voie de gagner son pari.

La clé : avoir visé un marché offrant des marges bénéficiaires élevées : la robe pour femmes actives.

Se démarquer

M. Provencher a misé sur une nouvelle technique de production : l'impression numérique. «J'ai pris une année pour comprendre et maîtriser cette technologie, qui n'est ni enseignée, ni documentée. Il faut faire sa propre recette soi-même, à coup d'essais et d'erreurs», raconte M. Provencher.

Selon lui, pas plus d'une douzaine de fabricants québécois utiliseraient des techniques d'impression numérique. «Très peu de fabricants veulent investir autant de temps et d'énergie.»

Toutefois, le jeu en vaut la chandelle. «L'impression numérique permet de créer sa propre identité. On peut vraiment s'éclater !» dit l'entrepreneur de 45 ans.

Selon lui, cette technologie permet de produire, à prix abordable, des vêtements originaux, avec des motifs recherchés, des couleurs vives, et un ensemble élaboré de détails et d'effets de dégradés. La marque Miss Versa se veut moyen-haut de gamme, mais sans prétention.

En outre, l'impression numérique permet au fabricant de changer rapidement son fusil d'épaule au besoin. «Supposons qu'on prévoie que la prochaine saison favorisera la couleur bleue. La technologie nous permettra de nous adapter aussi rapidement qu'en une semaine et de produire des vêtements avec d'autres choix de couleurs. On ne perdra donc pas la saison au complet.»

Parallèlement à Miss Versa, Érik Provencher a créé Line-Up, une marque de vêtements sports également conçus par impression numérique. «Ce marché est naturellement porteur, car les équipes sportives veulent des vêtements colorés, avec beaucoup de dégradés. Line-Up peut devenir une bonne source de revenus d'appoint», dit M. Provencher.

Succès commercial

Les premières ventes de Miss Versa ont été réalisées sur le marché québécois en 2010. Depuis octobre 2012, la marque est distribuée en Ontario et dans les Maritimes. «Jusqu'à présent, le succès commercial de Miss Versa remplit nos attentes», dit M. Provencher.

L'entreprise de Drummondville se prépare à attaquer le marché de l'Ouest canadien, puis, à l'automne 2014, celui des États-Unis.

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