«Notre magazine démocratise la créativité» - Christine Osekoski, éditrice de Fast Company

Publié le 30/12/2012 à 00:00, mis à jour le 01/11/2013 à 13:11

«Notre magazine démocratise la créativité» - Christine Osekoski, éditrice de Fast Company

Publié le 30/12/2012 à 00:00, mis à jour le 01/11/2013 à 13:11

Par Diane Bérard

Christine Osekoski, éditrice de Fast Company

Figurant parmi les 25 personnalités les plus intrigantes du monde des médias, Christine Osekoski est éditrice du magazine Fast Company depuis août 2007. Sous sa direction, Fast Company est devenue une véritable marque déclinée sur plusieurs plateformes. Je l'ai rencontrée à New York.

DIANE BÉRARD - Qui sont les lecteurs de Fast Company ?

CHRISTINE OSEKOSKI - Ce sont des cadres supérieurs ou des entrepreneurs. Leur âge médian est de 40 ans.

D.B. - Fast Company est un magazine «aspirationnel». Qu'est-ce que ça signifie ?

C.O. - Ceux qui le lisent veulent aller plus loin, ils se voient ailleurs. Au travail, et même dans leur vie personnelle, ils prennent davantage de risques que la moyenne. Ce qui nous permet d'oser nous aussi.

D.B. - Depuis votre arrivée, en août 2007, vous avez transformé ce magazine au point d'en doubler les revenus. Comment vous y êtes-vous prise ?

C.0. - Nous avons mis une étiquette sur ce que nous faisions de manière informelle. Nous nous sommes donné une véritable personnalité. Fast Company parle de créativité. Pas seulement de produits et de services créatifs, mais de la créativité sous toutes ses formes. En fait, nous nous intéressons au processus créatif. Nous parlons du courage que réclame la créativité. Un positionnement qui rejoint tout à fait nos lecteurs cibles, qui aspirent eux-mêmes à se distinguer par leur créativité.

D.B. - Vos lecteurs travaillent-ils tous pour de petites sociétés avec une table de billard dans la salle de réunion ?

C.O. - (Rires) Grands dieux non ! C'est justement ce que nous voulions éviter, pour ne pas restreindre notre portée. Notre magazine démocratise la créativité. On trouve des personnes très créatives à l'intérieur de grandes organisations aussi bien que dans de plus petites. De plus, les secteurs plus conservateurs ont eux aussi besoin d'idées créatives. Bob [Safian], notre rédacteur en chef, dit toujours que «nous ne parlons pas uniquement des compagnies «rapides». Nous nous intéressons aussi aux divisions rapides au sein des compagnies «lentes»». Notre défi consiste à aider nos lecteurs à repousser les barrières qui les empêchent d'oser, peu importe l'entreprise pour laquelle ils travaillent.

Plusieurs publications d'affaires offrent des conseils à leurs lecteurs. Vous ne croyez pas à cette formule. Pourquoi ?

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