La fibre de bois pour les matériaux du futur

Publié le 01/12/2012 à 00:00

La fibre de bois pour les matériaux du futur

Publié le 01/12/2012 à 00:00

Une substance aux propriétés antioxydantes extraite de la fibre de bois, la nanocellulose cristalline, pourrait bientôt remplacer de nombreux composants issus du pétrole.

Celluforce, une PME montréalaise, est un leader mondial dans ce domaine. Elle a mis au point un procédé pour extraire cette substance afin de l'incorporer à des produits dans toutes sortes de domaines, de l'agroalimentaire à l'automobile.

L'entreprise a inauguré une usine-test au début de l'année, à Windsor, près de Sherbrooke. «La première usine du monde de fabrication de nanocellulose cristalline», selon le président et chef de la direction, Jean Moreau.

Objectif : produire une tonne par jour de ce produit innovant qui pour l'instant n'est fabriqué qu'en très petites quantités à la fois dans le monde.

L'entreprise veut ainsi démontrer qu'il est possible d'extraire un composant de qualité, incorporable dans divers produits ou matières comme le caoutchouc, les fenêtres, les produits antioxydants, etc.

Car cette substance possède plusieurs atouts : elle permet de solidifier le produit dans lequel elle est intégrée, mais elle peut aussi faire barrière à la lumière ou aux rayons infrarouges et ultraviolets, créer des effets de viscosité et avoir un effet antioxydant.

Elle peut être utilisée dans la fabrication de toutes sortes de produits de consommation courante : sièges d'auto, fenêtres opaques aux infrarouges, etc.

«À l'heure où de nombreuses industries, dont l'aéronautique, cherchent à rendre leurs produits plus robustes et plus légers à la fois, notre composant arrive à point nommé», souligne Jean Moreau.

Forte demande de biomatériaux

Le champ des possibles est immense. «Aujourd'hui, le marché est quasi inexistant, mais ce sera différent dans 10 ans. Il y a déjà un appétit incroyable pour les biomatériaux en Europe, mais aussi en Asie et en Amérique du Nord», affirme l'homme d'affaires.

Reste à convaincre les clients potentiels. Celluforce a certes déjà signé une trentaine de collaborations dans le monde, mais au prix d'importants efforts. «Les discussions et les tests avec un client peuvent durer 18 mois. Cela demande de la résilience avant d'arriver à une entente», témoigne le président.

L'entreprise prévoit néanmoins construire une première usine commerciale - peut-être au Québec - en 2016 ou 2017 et une deuxième d'ici 2020. Le tout permettrait de produire 17 000 tonnes par an de produit.

400 Nombre d'entreprises liées aux technologies propres au Québec, selon Écotech.

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