Des québécoises à la conquête du monde

Publié le 03/10/2009 à 00:00

Des québécoises à la conquête du monde

Publié le 03/10/2009 à 00:00

Par Alain McKenna

L'année 2009 n'est pas facile pour la planète économique, même si on dit que le Québec s'en tire plutôt bien.

À en croire les chefs d'entreprise qui figurent au palmarès Technology Fast 50 de Deloitte pour 2009, la situation aura permis de faire une petite pause avant de repartir à la conquête du monde, une technologie à la fois. "Ce qu'on remarque, c'est que ces entreprises ont toutes des bureaux à l'étranger, note Robert Nardi, associé, chez Deloitte, à Montréal. Elles vont plus loin que l'Amérique du Nord. Ce n'est pas facile, mais elles savent aussi sélectionner les bonnes personnes."

Évidemment, le fait d'exporter n'assure pas le succès d'une entreprise. Il faut savoir se présenter aux marchés étrangers. C'est une autre clé du succès des lauréats du palmarès 2009, observe François Sauvageau, aussi associé chez Deloitte. "Ces sociétés ont su s'adapter dès le début aux besoins locaux", dit-il.

Quand on voit la progression des entreprises du palmarès, on a du mal à croire qu'il y a eu une récession. La plupart admettent avoir senti le ralentissement, mais ça ne les empêche pas de voir l'année à venir avec optimisme.

"En fait, plusieurs entreprises ont déjà profité de la récession pour mettre l'accent sur la consolidation", note M. Nardi, ajoutant que le Québec est peut-être mieux situé que le reste du Canada pour profiter de la relance. "Pour faire une acquisition, ça prend du capital, et en ce moment, on en trouve plus facilement au Québec qu'ailleurs."

CREAFORM

Numérisation 3D pour tous

En apparence, peu de choses lient le cinéma, la recherche médicale et la fabrication automobile. Pourtant, des entreprises de ces trois secteurs doivent numériser des objets en 3D afin de développer des produits. C'est là que Creaform (7e rang du Fast 50), de Lévis, entre en jeu.

L'entreprise de 200 employés n'a pas peur de s'éparpiller pour assurer sa croissance. C'est tout le contraire : elle vient tout juste de mettre en marché le numériseur le plus abordable de son catalogue, et espère ainsi multiplier par cinq son chiffre d'affaires d'ici cinq ans, à 120 millions de dollars en 2015. Pas mal, pour une PME qui a vendu son premier produit en 2005 seulement !

"La croissance de nos cinq premières années s'est faite de façon organique", explique Charles Mony, président. "Pour les cinq prochaines années, on fera aussi des acquisitions bien ciblées, afin d'accéder à de nouveaux marchés et d'acquérir des technologies complémentaires à la nôtre."

La société québécoise pourrait faire ces acquisitions tant en Amérique qu'en Europe, au Moyen-Orient ou en Asie. Facile : elle y a déjà des bureaux.

Contrer le ralentissement

Le ralentissement économique des derniers mois ne décourage pas M. Mony, même s'il admet que "les cycles de vente sont plus longs en ce moment". Creaform mise sur une technologie de pointe qui intéresse un large éventail d'entreprises.

Ses appareils sont uniques sur le marché, puisqu'ils permettent de numériser la surface d'objets et d'en reproduire la forme sur un écran d'ordinateur. Ils tiennent dans la main et leur fonctionnement ne nécessite pas de formation particulière. Et ils se vendent moins cher que les produits concurrents.

"Ça nous a permis de maintenir une croissance de 25 %, alors que l'industrie est en baisse prononcée, rappelle l'homme d'affaires. Nous sortons de la crise plus forts. En plus, les entreprises recherchent enfin des solutions innovantes qui coûtent moins cher et qui améliorent leur productivité. C'est ce que nous offrons."

Bilan 2009

Aujourd'hui, notre principal concurrent, c'est le temps : les cycles de vente sont plus longs et les achats se font au ralenti.

Prévision 2010

Nous sortons de la crise plus forts, ce qui nous permet de conquérir de nouveaux marchés et d'acquérir des technologies complémentaires.

- Charles Mony, président

DISTECH CONTRÔLES,

Des bâtiments plus écolos et moins cher

Même si on en parle moins qu'il y a un an, les prix de l'énergie demeurent une préoccupation, notamment pour les propriétaires d'immeubles. Distech Contrôles (2e rang du Green 15) peut les aider.

Depuis sa fondation, en 1995, l'entreprise de Brossard s'est spécialisée dans la fabrication de systèmes de gestion et de contrôle pour bâtiments commerciaux. Les enjeux environnementaux sont rentables : elle figure au palmarès des 15 sociétés vertes pour la troisième année consécutive.

"Les changements climatiques et le coût élevé de l'énergie ont fait augmenter la demande de solutions d'automatisation comme la nôtre, dit Étienne Veilleux, président de Distech. On sent aussi une réelle volonté des propriétaires de bâtiments de devenir des citoyens responsables."

Vingt-cinq pour cent plus efficace

En fait, on peut soupçonner les propriétaires d'être avant tout très près de leurs sous. Une solution de contrôle des systèmes de climatisation et d'éclairage, comme celles que produit Distech leur permet d'épargner jusqu'à 25 % des coûts de l'énergie, estime M. Veilleux.

De plus, les nouvelles technologies simplifient grandement l'utilisation de ces systèmes. "Les gens se servent beaucoup de la technologie Web pour gérer leurs bâtiments, ajoute-t-il. Ils peuvent gérer plusieurs bâtiments à partir d'une seule page Web."

Sans oublier la technologie sans fil, qui permet de moderniser de vieux bâtiments sans avoir à effectuer d'importantes rénovations. "Nous développons des composants sans fil qui évitent d'avoir à passer des câbles dans les murs. Disons que ça permet d'accumuler des points LEED [pour Leadership in Energy and Environmental Design, une certification des bâtiments verts] assez facilement..."

Bilan 2009

En croissance, malgré un dollar américain faible. Les gens ont continué à rénover, et il y a eu des projets des années précédentes qui se sont concrétisés seulement cette année.

Prévision 2010

On prévoit une croissance de 40 %, et c'est sans compter sur des acquisitions qu'on pourrait faire en cours d'année.

- Étienne Veilleux, président

AVERNA

La croissance par acquisitions

L'an dernier, Averna a mérité une place dans le palmarès Fast 50 à la suite de l'acquisition de Mindready. L'entreprise de 260 employés rejoue le même scénario cette année, et le résultat est le même.

Averna (26e rang du Fast 50) a vu son chiffre d'affaires croître de 29 à 45 millions de dollars de 2008 à 2009. Sur cinq ans, c'est plus spectaculaire : ses revenus étaient de 4 millions en 2004. Si on se fie à Richard Maltais, cofondateur d'Averna, 2010 sera sur le même moule. "Nos acquisitions ont aidé à accélérer notre croissance en 2008 et 2009, et elle sera encore très bonne l'an prochain", dit celui qui se réjouit de l'acquisition de sa rivale, l'américaine DAQTron. La transaction, qui a eu lieu au printemps, a permis à Averna de s'ouvrir à un marché, celui des systèmes d'essais automatisés pour le secteur de la vidéo résidentielle.

C'est une nouvelle corde à l'arc de la montréalaise, qui jusque-là exerçait ses activités dans les secteurs de l'électronique et de l'automobile.

Prochaine cible : l'Asie

Averna conçoit des systèmes de tests assurant aux manufacturiers que les produits de communication qu'ils fabriquent fonctionnent. Elle fait affaire avec des géants comme RIM et Ford, mais voit bien que l'Asie est en train de devenir l'eldorado de la production manufacturière.

C'est pourquoi ses dirigeants comptent ouvrir un bureau au Japon tôt en 2010, avant de courtiser l'industrie automobile chinoise. Averna faisait d'ailleurs partie d'une mission en Chine à la mi-septembre. "Ce pays compte à lui seul une vingtaine de constructeurs, note M. Maltais. On a des distributeurs là-bas, mais on prévoit y ouvrir un bureau bientôt pour les aider à vendre nos produits."

Bilan 2009

On a profité d'une acquisition en 2008 pour continuer à stimuler la croissance. Ça nous a ouvert des marchés.

Prévision 2010

On vient de faire une autre acquisition qui nous procurera encore une bonne croissance en 2010.

- Richard Maltais, cofondateur

PROSEP, 1ER RANG DU PALMARÈS FAST 50

Rendre les forages pétroliers moins polluants

"La Bourse de Toronto nous classe dans les technologies propres, mais on travaille dans le secteur pétrolier et gazier", s'amuse Jacques Drouin, président de ProSep, l'entreprise qui a connu la plus forte croissance au pays en 2009, occupant ainsi le 1er rang du Fast 50. Ça peut sembler amusant, mais ça décrit à la perfection le défi de la PME montréalaise : réconcilier pétrole et environnement.

La volonté des gouvernements, la mauvaise presse et l'épuisement des sources traditionnelles partout sur la planète mettent énormément de pression sur l'industrie pétrolière. Elle doit trouver de nouveaux puits et les exploiter tout en réduisant son impact sur l'environnement.

Le principal problème : l'eau. En moyenne, la production d'un baril de pétrole exige plus de trois barils d'eau. "Cela peut aller jusqu'à 20", précise M. Drouin. Dans les sables bitumineux albertains, l'eau usée résultant de cette production, toxique, repose dans des bassins, et ne sera pas réutilisable avant très longtemps. Dans les forages en mer, c'est tout aussi délicat.

C'est là qu'interviennent les gens de Prosep. Au fil d'un développement interne et d'acquisitions d'autres entreprises en Norvège et aux États-Unis, elle a créé une technologie de séparation du pétrole, du gaz et de l'eau si efficace que l'eau ainsi traitée peut être rejetée en mer.

Déjà, son principal produit, le CTour, traite les deux tiers de l'eau utilisée par les pétrolières en mer du Nord, au large de la Norvège. Prosep fait désormais affaire avec les plus grandes entreprises du monde, de ConocoPhillips à Statoil ou Total, pour ne nommer que celles-là.

Et ce n'est pas fini. "Nous développons présentement une technologie qui permet d'extraire l'eau et l'hydrogène sulfuré [H2S] du pétrole directement sous l'eau", explique Jacques Drouin, qui fait partie du palmarès des 40 dirigeants de moins de 40 ans les plus dynamiques au Canada en 2009. "Cette technologie-là fera économiser annuellement des centaines de millions de dollars à l'industrie pétrolière, et elle permettra enfin d'explorer l'Arctique de façon rentable."

Percer dans un monde de géants

Prosep est une entreprise québécoise d'une centaine d'employés, dont le chiffre d'affaires annuel atteint 50 millions de dollars cette année. Qu'elle ait réussi à se tailler une place dans l'industrie pétrolière mondiale, dont le Québec est essentiellement absent, relève de l'exploit.

Mais l'entreprise n'y est pas parvenue du jour au lendemain. Il lui a fallu bâtir une relation de confiance avec les grandes pétrolières, un projet à la fois. "Au début, on faisait des soumissions pour de petits projets de 250 000 $, dit-il. Aujourd'hui, on parle de 10 ou 15 millions..."

À travers ses premiers projets, Prosep a pu faire valider sa technologie par ces multinationales, un processus auquel sera confrontée toute entreprise dans ce secteur. "C'est ce qui nous a réellement permis de nouer des relations d'affaires avec eux." Prosep a aussi pu ouvrir des bureaux à des endroits stratégiques : aux États-Unis, en Norvège, en Malaisie et au Bahreïn.

Malgré un ralentissement des affaires en 2009, l'entreprise continue de voir grand. Il y a effectivement encore pas mal de chemin à faire pour rendre la production pétrolière plus propre...

Bilan 2009

La récession a touché tout le monde en 2009. Dans notre industrie, la chute de la valeur du pétrole a aussi frappé dur, mais on s'en est sorti mieux que d'autres.

Prévision 2010

Il y a beaucoup de croissance devant nous. On a développé une technologie unique qui fera économiser des centaines de millions de dollars à l'industrie.

- Jacques Drouin, président

HAIVISION

À la conquête de la haute définition

La vidéo haute définition (HD) peut sembler nouvelle pour la plupart d'entre nous, mais pas pour Miroslav Wicha, président et fondateur de HaiVision (6e rang du palmarès des sociétés prometteuses). Déjà, son entreprise est rendue à sa quatrième génération de produits HD, ce qui la place parmi les leaders mondiaux en la matière, selon Deloitte.

"La plupart des autres entreprises n'en sont pas encore rendues à leur seconde génération, dit M. Wicha, directement de Vienne où il séjourne pour affaires. En fait, nous sommes l'une des rares entreprises à pouvoir offrir une solution entièrement intégrée de distribution vidéo HD."

HaiVision y est surtout parvenue en procédant à une série d'acquisitions stratégiques. L'entreprise a d'ailleurs été fondée il y a quatre ans à la suite de la déconfiture d'une autre entreprise montréalaise, Miranda Technologie, qui a dû se délester de certains actifs après le crash des technos de la première moitié de la décennie. M. Wicha a alors racheté la technologie d'encodage et de décodage (généralement désignée par l'abréviation "codec") de Miranda, et a embauché les ingénieurs qui la développaient.

HaiVision a ensuite mis la main sur une entreprise de Chicago, Video Furnace, qui lui a permis de compléter son portfolio d'outils vidéo.

Aujourd'hui, ses produits de vidéo HD sont utilisés par les plus grands fournisseurs de services vidéo au monde des affaires, dont le géant américain Hewlett-Packard. "C'est nous qui avons lancé le phénomène de la téléprésence, dit M. Wicha, en se référant aux systèmes de vidéoconférence que les entreprises s'arrachent depuis quelques années. C'est amusant : nous sommes une petite entreprise québécoise qui n'est pas connue dans son marché, mais nous sommes le leader mondial de l'encodage vidéo HD. La majorité des systèmes de téléprésence dans le monde utilisent nos codecs."

Diversification en vue

Ce quasi-anonymat n'empêche pas HaiVision de faire de bonnes affaires : ses revenus étaient de 20 millions de dollars américains l'an dernier. Son président estime qu'ils doubleront en un an, si tout va bien. "C'est tout le marché de la vidéo HD qui explose. Alcatel, Google, Microsoft, nommez-les ! Ils en veulent, mais ils n'ont pas la technologie pour gérer cette croissance. Nous, oui."

Miroslav Wicha, un ancien de Discreet Logic et de Silicon Graphics, n'a pas froid aux yeux. Son objectif : porter les revenus annuels de son entreprise à 200 millions, le plus rapidement possible.

Sa stratégie ne changera pas. L'entreprise continuera à développer sa propre technologie, une des rares à pouvoir offrir le plus haut de gamme de la vidéo HD, un format appelé 1080/60p. "Nous voulons miser sur une croissance organique en nous concentrant sur cette technologie. Nous employons toujours les sept ingénieurs qui ont conçu un des premiers codecs h.264 [incontournable en compression vidéo de haute définition]. En fait, nous possédons probablement la plus grande expérience en encodage vidéo au monde."

Bilan 2009

Nos revenus sont en dollars américains, alors 2009 a été un peu plus facile pour nous, étant donné la baisse de valeur du huard.

Prévision 2010

Le marché de la vidéo HD est en forte croissance. Il y aura une consolidation et on veut en faire partie.

- Miroslav Wicha, président

TELCOBRIDGES

Réunir les systèmes

Au début des années 2000, on pensait que les réseaux informatiques et cellulaires convergeraient bientôt en un seul et même réseau intelligent. Force est d'admettre que ça ne s'est pas passé comme cela. TelcoBridges (21e rang du Fast 50), elle, s'en doutait un peu.

"On a fait le pari que la technologie à la base des réseaux allait migrer moins rapidement que le prévoyaient les études, explique Gaétan Campeau, président de TelcoBridges. En fait, on n'est pas partisan d'une technologie plus que de l'autre parce que nos produits sont agnostiques en cette matière."

Ce qui distingue TelcoBridges, c'est que l'entreprise permet aux exploitants de faire le pont entre les diverses évolutions technologiques de leurs réseaux, sans avoir à revoir chaque fois tous leurs services. "La technologie évolue et l'équipement change, mais les services restent les mêmes", dit M. Campeau.

La formule a fait mouche. Des exploitants de réseaux sans fil de 52 pays utilisent de l'équipement conçu par TelcoBridges pour des services comme la messagerie vocale, la messagerie texte, les téléconférences et les appels outre-mer.

Réduire les coûts

Selon M. Campeau, l'équipement développé par TelcoBridges est si performant qu'il permet aux exploitants de réseaux sans fil de réduire jusqu'à 80 % la consommation d'énergie de leur système.

L'entreprise a même développé une stratégie de marketing basée là-dessus, appelée "TCOgreen", pour "coût total de possession écolo", en quelque sorte.

"C'est comme la loi de Moore pour les ordinateurs personnels, dit-il. Dans les années 1970, ça prenait une salle entière, avec toute la climatisation et l'alimentation électrique nécessaire, pour obtenir la puissance d'un simple netbook aujourd'hui."

"C'est la même chose pour nous : notre équipement simplifie l'exploitation des réseaux, et peut réduire les coûts de maintenance et d'énergie."

Bilan 2009

Des projets ont été reportés et il y a eu des retards. La récession s'est fait sentir jusqu'au printemps.

Prévision 2010

Depuis, on constate qu'une reprise s'en vient, et cela augure bien pour 2010. Nous sommes optimistes devant l'avenir.

- Gaétan Campeau, président

NSTEIN TECHNOLOGIES

Objectif : ordonner le fouillis sur Internet

Parlez de Web 2.0 à quiconque s'intéresse au développement Web : il bâillera d'ennui. Parlez-lui de Web 3.0, et vous éveillerez son intérêt. Normal : c'est un thème à l'avant-garde que peu d'entreprises maîtrisent. Luc Filiatreault, président de Nstein Technologies (36e rang du Fast 50), baigne dedans.

Nstein a développé un système de publication sur Internet qu'utilisent les trois principaux groupes médiatiques au Québec : Gesca, Quebecor et Transcontinental. "En fait, on travaille avec 15 des 50 plus grands éditeurs au monde", précise-t-il.

Ce ne sont pas ses seuls clients : Nstein a développé un système de gestion de contenus que de nombreuses entreprises utilisent dans leur intranet. Et comme le papier cède un peu plus le pas à l'électronique chaque année, la demande est au rendez-vous.

L'avènement du Web 3.0

"Il y a une transformation majeure dans le monde de l'information qui nous réussit plutôt bien, constate M. Filiatreault. Aujourd'hui, il y a un foisonnement d'information non structurée sous forme électronique." Le Web 3.0, s'il s'impose un jour, se définira comme une façon de mettre de l'ordre dans tout cela.

"Il y a d'abord eu le Web 1.0, défini par la publication, ensuite le Web 2.0, basé sur le communautaire. Le Web 3.0 mettra du sens."

Autrement dit : des outils permettront de trier et de lier entre eux des contenus écrits ou visuels, selon le sujet. Déjà, les 170 employés de Nstein ont développé une base de données qui utilise ce type de catégorisation, offerte aux clients tant en Amérique qu'en Europe. "Le contenu est l'actif principal des entreprises : bien gérer sa documentation est crucial pour toute bonne gouvernance", note Luc Filiatreault.

Bilan 2009

2009 est tranquille, même s'il y a une grande transformation dans les médias, puisqu'ils sont en train de changer leur modèle d'entreprise.

Prévision 2010

Nous nous concentrerons sur la vente de nos services là où nous sommes déjà établis. Sans urgence, nous comptons élargir nos horizons à plus long terme.

- Luc Filiatreault, président

alain.mckenna@transcontinental.ca

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