Toronto dit non au wifi dans ses parcs publics

Publié le 13/12/2013 à 15:56

Toronto dit non au wifi dans ses parcs publics

Publié le 13/12/2013 à 15:56

Par Claudine HĂ©bert

Si le nouveau maire Coderre espère offrir le wifi gratuit partout dans les parcs et aires publics de Montréal, la ville de Toronto ne partage pas du tout le même avis.

Le comité de gestion de la ville Reine, formé de six conseillers, a décidé de reporter indéfiniment la demande de leur confrère Josh Matlow qui proposait une couverture WiFi dans les parcs et aires publics de Toronto. Cette décision, basée sur des raisons de santé publique, a été prise lors d’une rencontre le 21 novembre dernier.

Remarquez, ce ne sont pas que les recommandations des docteurs, des scientifiques et des citoyens qui ont convaincu le comité de différer cette demande aux calendes grecques. Les arguments de l’ex-président de Microsoft Canada de 2001 à 2005, Frank Clegg, ont aussi pesé dans la balance.

«Au cours de ma carrière, j’ai vu d’incroyables bénéfices provenant des technologies. Mais j’ai vu également des comportements non sécuritaires liés à ces dernières. D’intégrer le WiFi dans les parcs et les aires publiques exposerait inutilement les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et toutes les autres personnes électro-sensibles. Ce qui n’est pas un usage sécuritaire de la technologie », soutient M. Clegg, aujourd’hui président et directeur général de l’organisation Canadians for Safe Technology (C4ST).

Coalition sans but lucratif, le C4ST a pour mission d'éduquer et d'informer les Canadiens et leurs responsables politiques sur les dangers de l'exposition à des niveaux dangereux de radiation de la technologie.

La ville de Toronto, poursuit M. Clegg, a choisi d'appliquer le principe de précaution en s’assurant que le niveau d’exposition des Torontois aux champs de radiofréquences électromagnétiques n’excède pas le 1%, décrété par le code de sécurité 6. Ce code, qui date des années 1980 par Santé Canada, est d'établir les règles de sécurité régissant l'installation et l'utilisation des dispositifs à radiofréquences (RF) et à micro-ondes qui fonctionnent sur une gamme de fréquences de 3 kHz à 300 GHz. Actuellement, la population de Toronto est exposée à des niveaux de smog électromagnétique urbain parmi les plus élevés au pays.

« Ce code 6 est considéré comme désuet et sous l’influence des entreprises des télécommunications. Il a été instauré suite à des tests portés sur un mannequin de 220 livres exposé à des ondes pendant 6 minutes. Ce code est actuellement en révision par un panel d’experts », souligne Frank Clegg.

À la suite de la décision du comité de gestion de Toronto, l’une des membres, la conseillère Mary Fragedakis, a plutôt suggéré d’installer le wifi gratuit dans les bibliothèques et les logements sociaux de la ville.

 

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